Attention : l’ouverture de la course à la publication commence !

Je vous aurai prévenu(e)s…

Vous êtes à la limite du lost in translation littéraire parce que vous n’avez pratiquement pas vu passer de billets sur vos blogs chouchous de tout l’Eté (en revanche les selfies sur Instagram ou sur Facebook on en a soupé) ?
Vous avez même pu croire que des blogs étaient tombés en décrépitude.
WTF?!

Rassurez-vous.
Si, si : rassurez-vous j’vous dis : la course à celle ou celui qui sera la première ou le premier à publier démarre aujourd’hui !

Si vous décidez d’avoir les yeux qui louchent et la tête qui tourne, attention aux indigestions qui peuvent être funestes.

Explications : elles/ils vont en effet toutes et tous dégainer leurs « lectures originales » les « chroniques » des SP (Service Presse pour les « incultes ») qu’elles/ils ont reçus depuis des lustres mais qu’elles/ils ne pouvaient pas publier à la demande des maisons d’édition qui les avaient invité(e)s leur avaient imposé de respecter les dates de parution (bah oui hein… logique non ?! Pas pour tout le monde apparemment puisque cela frisait un rappel à l’ordre plus que nécessaire).

Mais alors se pose une question qui me taraude : ne lisent-elles/ils rien d’autre que les livres dont elles/ils se font arroser toute l’année et plus particulièrement en janvier et en juin ?
Je ne peux pas l’affirmer mais on peut le penser sans vouloir chercher la petite bête.
J’ai en effet du mal à me dire qu’elles/ils n’ont pas lu une seule ligne (vraiment choisie celle-ci) qu’elles/ils auraient suffisamment appréciée pour en parler. Le manque de publications en atteste non ?

Ce constat est malheureusement factuel.
Et il est triste. Très triste.
Pour les auteurs. Pour les livres à faire vivre. Pour la Littérature de manière générale dont ils se prévalent à outrance et sans vergogne. Et pour les libraires (les vrais).

Il m’est arrivé d’avoir honte ou de finir gênée d’être associée, en tant que « blogueuse » (littéraire mais pas que), à ce type de personnes et c’est pour cela que je continue de rester droite dans mes bottes (empruntées au chat bien sûr) et de respecter la « ligne éditoriale » que je me suis fixée.

Ce qui est dingue c’est que ces mêmes personnes s’estiment cultivées (pour peu que l’on gratte un peu, je cherche encore la profondeur des propos de certaines conversations qui me reviennent), vous prennent de haut lors d’évènements, se proclament parfois même chroniqueurs ou journalistes littéraires (carrément) comme ça par l’opération du Saint Esprit virtuel.
Mais ce n’est pas grave hein : ils sont super cools parce qu’à en juger par les réseaux sociaux ils jouissent d’un nombre d’abonnés supérieur aux 75 milles twittos + 325 mille like Facebook de Marc Lévy.

J’ai pris le parti d’en rire. Non, de m’en moquer j’avoue.
Je sais, j’abuse un peu. Mais j’aime bien disséquer ce que je constate.
Pour qui me connaît, il est clair que cette brève me démangeait depuis un moment. En vrai depuis « Etes-vous un (serial) blogueur littéraire ? » qui méritait une p’tite suite…

Dans son « Dictionnaire des idées reçues », Jacques Sterneberg a dit : “Ignorance et arrogance ne riment pas seulement, ils vont souvent de pair. »
À vos crayons ou claviers : vous avez 4h…

Mon (modeste) blog, je l’aime d’amour.
Parce que, pour ma part, je peux encore me regarder dans la glace eu égard à mes valeurs.
Qui peut en dire autant dans ce monde ou chacun tend à devenir de plus en plus imbu de lui-même ?
Je pose l@ la question.

Sur ce chères/chers « collègues » (qui se reconnaîtront parce que ça grattera là où ça fait mal), détestez-moi.
Si vous saviez (attention je vais être un chouille vulgaire) comme cela m’en touche une … (vous connaissez vos « classiques » n’est-ce-pas ? Y’a pas que la Pléiade !).

Bref, pour celles et ceux qui n’auraient pas compris entre ces lignes : j’ai décidé de boycotter à de rares exceptions près les SP et donc les RL (Rentrées Littéraires pour les « incultes » toujours).
Depuis la fin (ô combien houleuse) du Grand Prix des Lectrices ELLE, choisir les livres dans lesquels je souhaite me plonger me procure bien plus de joie et m’évitera à coup sûr de tomber dans cette aseptisation littéraire de plus en plus croissante que je regrette profondément.

Voilà : ça aussi, c’est dit.

Sur ce, belle rentrée à tous !

Palmarès des Grands Prix ELLE 2018 et……………………….

Hier a été rendu public le palmarès des Grands Prix ELLE 2018.

Le matin, le jury du Grand Prix des Lycéennes a récompensé « Et soudain, la liberté » d’Evelyne Pisier & Caroline Laurent.

Et soudain, la liberté Evelyne Pisier Caroline Laurent Editions Les Escales

Le soir, le jury du Grand Prix des Lectrices (dont je faisais partie) a distingué :
– dans la catégorie Roman : « La salle de bal » d’Anna Hope
– dans la catégorie Essai : « Les passeurs de livres de Daraya » de Delphine Minoui
– dans la catégorie Thriller : « Les chemins de la haine » d’Eva Dolan

La maison Guerlain, quant à elle, a mis à l’honneur Karina Hocine, Editrice et Directrice Générale des Editions Lattès.

La soirée de remise du Prix a eu lieu dans les très beaux Salons France-Amérique à Paris hier au soir.
Mis à part le fait d’avoir pu échanger avec Anna Hope (accompagnée de sa formidable éditrice Marie-Pierre Gracedieu) et Delphine Minoui de manière bien sympathique (Eva Dolan était absente), j’avoue que je me suis levée ce matin avec un goût d’écoeurement profond concernant cette soirée.
J’ai beaucoup hésité à le coucher sur le clavier et puis je me suis rappelée ce qui fait, je pense, l’intérêt de mon blog : l’honnêteté (à laquelle je suis très attachée).
Je pensais qu’après une aventure littéraire de neuf mois, nous pourrions avoir (enfin) de vrais échanges avec les principales organisatrices (que je ne citerai pas parce que tout le monde les connaît). Naïvement je me trompais. A part des sourires de circonstances, je n’ai pas ressenti la moindre considération. Pire même : un profond mépris.
Au-delà des paillettes, j’ai très vite compris pourquoi on nous obligeait à porter des badges bien reconnaissables et remis dès notre arrivée : pour mieux nous parquer (je n’ai pas d’autre mot) dans une salle annexe à celle principale de la remise du Prix qui grouillait d’éditeurs, de leurs équipes, de journalistes, d’auteurs pour la plupart « bancables » et autres invités people. Nous n’avions qu’un simple écran pour suivre la soirée que nous étions pourtant censées vivre « en direct ». On nous avait tout de même vendu un peu de rêve à la base…
Personnellement après avoir subi cela, j’ai pris la poudre d’escampette après m’être frayée un chemin (non sans mal étant donné le monde) vers la sortie. Je ne voulais pas en éprouver davantage, tout simplement. Ce type d’évènement ne m’intéresse pas sans intéractions intellectuelles dignes de ce nom et je me fiche de boire du champagne pour la galerie. Je n’étais pas là pour ça (Ah bon ?! Eh ben non).
Ce microcosme est particulièrement violent lorsque l’on n’en fait pas partie.  Je le savais mais les personnes concernées me l’ont rappelée d’une façon bien amère.
Mon seul bonheur avant ma fuite ? Avoir pu féliciter et converser un peu avec la traductrice d’Anna Hope, Elodie Leprat.

Du coup cela plombe mon avis sur cette aventure qui s’est achevée.
Outre la soirée finale, les mises en avant de certaines qui ont pris un melon de dingue ont beaucoup gâché les choses côté échanges et rapports humains aussi. C’est dit.
Ce que j’ai apprécié (pour tenter de rester sur du positif) ? Les différentes catégories et la diversité de nationalités des écrivains à lire. Sans oublier la gentillesse des auteurs et le temps qu’ils nous ont accordées lors des rencontres. Ca, c’est à souligner, oui.

Je suis ravie qu’Anna Hope, « l’espoir montant des lettres britanniques » (Tirhankar Chanda, RFI, Les voix du monde), monte sur la première marche avec son deuxième très beau roman.
Je me rends compte que je me tourne de plus en plus vers la Littérature Etrangère, qui semble plus combler ma soif de lectrice.

Très contente également pour Delphine Minoui dont « les passeurs de livres de Daraya » méritaient de prendre encore plus de lumière eu égard au courage qu’ils ont eu et qu’ils ont encore.  C’est très mérité.

Quant au polar, ce n’était pas mon préféré mais il était très intéressant pour son côté « social ». Eva Dolan, anglaise de son Etat, est un auteur à suivre.

Au final je me dis que c’est un très beau podium, sans aucun doute non attendu par certaines -toujours les mêmes- (qui suivent un peu trop la mode des écrivains  hyper connus à aimer obligatoirement) et cela me comble d’autant plus. C’est dit aussi.

Pour le reste, c’est à oublier. Très vite !

Belles lectures à tous si ce n’est pas déjà fait.
Les livres, c’est bien le plus important…

Oui je prends le risque que cette brève ne plaise pas.
Oui je prends le risque d’être photoshopée en quelqu’un d’autre sur la photo de groupe qui sera publiée dans un des prochains ELLE.
Oui je prends le risque de ne plus être invitée (en même temps ce n’est pas leur style d’une année sur l’autre).
Mais je ne vois pas ce qui m’obligerait à passer sous silence la triste réalité. Et puis si cette brève peut servir à changer en mieux des comportements afin que ce Prix retrouve toute son essence, alors j’en serai ravie. 

Etes-vous un (serial) blogueur littéraire ?

Vous écrivez (selon vous hein) des chroniques de vos lectures mieux que n’importe quel libraire ou journaliste ?

Vous soutenez (officiellement) les librairies indépendantes ou les bibliothèques près de chez vous ?

Votre PAL déborde ?

©Amanda Hawkins for Tami Lewis Brown (thanks a lot for her agreement! )

Vous êtes le premier à poster des chroniques de livres non encore parus ?

Vous ne dites que du bien des livres ?

Vous lisez ce que tout le monde lit ?

Vous dites d’un livre qu’il n’est pas bon en off mais vous réussissez l’exploit de n’en dire que du bien en public ?

Vous courez les rencontres et les jurys littéraires et vous promettez de lire tout ce que vous recevrez ?

Vous avez (soit disant) un fan club digne d’une Rockstar ?

©Pub Rpg Design

Vous lisez un livre par jour (minimum) alors que vous travaillez, avez des enfants, faites le ménage, mangez, dormez – et je préfère en passer – (tout cela sans vous droguer bien sûr) ?

(j’aurais pu continuer mais il faut savoir s’arrêter…)

WELCOME dans la blogosphère littéraire, bourrée de fautes d’orthographe, de SP non lus (voire revendus parfois) mais chroniqués par l’opération du Saint-Esprit, de compétition de publications, de faux-semblants, d’egos démesurés, d’hypocrites envers les maisons d’édition, de moutons de panurge, de faire-valoir, de lectures en diagonales, de licornes qui se prosternent, de Wonderwomen et de Supermen !

Cela vous fait rêver ?
Pour ma part pas du tout.
De plus en plus déçue, écoeurée même, je demande à ceux qui seraient vexés à la lecture de ce billet sans prétention qui se veut humoristique (vive la dérision non ?!) de réviser les définitions de modestie, d’honnêteté et d’intégrité s’il vous plaît…

NDLR : Les illustrations sans © ont été trouvées sur Google images. Si une mention spéciale venait à manquer, je m’en excuse et je vous prie de bien vouloir me le faire savoir. 

Ne pas vouloir céder à l’appel de certaines sirènes…

Je sais que toute vérité n’est pas bonne à dire.
Je perdrai peut-être des connaissances que j’apprécie au demeurant suite à ce billet mais là, cela me démangeait trop…

Mardi a eu lieu une Masterclass culino-théinée à laquelle j’ai refusé de me rendre, par conviction.
Thé en question : TO by Lipton.
Je ne me suis pas mise à apprécier les maisons de qualité pour faire un retour en arrière !
Et puis le thé en capsules franchement, cela ne me fait pas rêver. Tout simplement.
Pâtisserie en question : macarons de Pierre Hermé.
J’ose avouer qu’ils ne m’ont jamais retournés ! Ni rien d’autre de ce que réalise ce Chef d’ailleurs.
Il y a comme un paradoxe en plus lorsque l’on conjugue les deux : le pâtissier vend son propre thé en boutique ! Je ne comprends pas (ou sinon trop bien ce que cela sous-entend). Bref.
Certains diront : elle a fait sa bégueule, elle n’est pas ouverte d’esprit.
A ces personnes là je réponds : il est hors de question que je rentre dans ce jeu du « tout et n’importe quoi » du monde des blogueurs. Je m’y refuse.
Non mais franchement, peut-on rester crédible en se gargarisant de cette journée lorsqu’en parallèle on critique à tout vent Kusmi Tea et profiter d’une marque pour en fait rencontrer quelqu’un d’autre en particulier ?!
« Vendre son âme au diable » n’est décidément pas un cru qui me fascine.
Des couillus l’ont reconnu, en tout cas ils ne l’ont pas nié : vous êtes sauvés !
Lorsque j’ai reçu l’invitation, j’ai expliqué aux expéditeurs la raison de mon refus. Visiblement mon honnêteté a plu. En tout cas ils me l’ont exprimé.
Ne pas se rendre à un évènement n’est pas la fin du monde. Le risque est (seulement) de ne pas être invité de nouveau. Et alors ?! N’y-a-t-il pas des choses plus graves dans la vie ???
Tout ceci me laisse très perplexe.
D’autres apprécieront…

Cette même semaine j’ai claqué la porte (une nouvelle fois) d’une association (littéraire. Je vais être gentille et ne pas la mentionner) dans laquelle je souhaitais pourtant m’investir.
Les coulisses ne sont (hélas) décidément pas belles, et ce trop souvent. Ou je suis très mal tombée à chaque fois (dans ce cas, vraiment pas d’chance).
Je me fais effectivement une haute idée de ce qu’il y a derrière ce joli terme : une vraie collaboration,  un partage d’idées, des décisions prisent ensemble (véritablement), etc, etc… Un peu comme une démocratie quoi. Sinon cela vire à la dictature.
En trois expériences, je constate toujours les mêmes dérives : une perfection dans la non-communication (propos fuyants, suspicieux, complètement fermés, parfois même déplacés), des egos démesurés mais surtout un jeu de « pouvoir » très malsain où chacun cherche à préserver à tout (et n’importe quel) prix son pré carré.
Comme j’ai passé l’âge des gamineries de cours de récré et que tout cela est censé être du plaisir, j’ai mis les bouts.
Depuis, je me sens libérée. J’ai donc fait le bon choix. Assurément.

On me qualifie souvent de « résistante », de « rebelle ».
Dans un monde aseptisé par la bêtise humaine, j’assume et j’en suis même très fière !

Voilà. C’est dit.
Je peux (enfin) passer à autre chose…