« Le cercle des derniers libraires » de Sylvie Baron…

Emma, libraire à Saint-Flour dans le Cantal, a créé Le cercle des derniers libraires. Trois de ses membres ont trouvé la mort dans des circonstances plus que suspectes. En parallèle de l’enquête de police, Adrien Darcy, journaliste, est envoyé sur place… 

Outre les clins d’oeil littéraires à Jane Austen (et à d’autres écrivains), ce polar qui fleure bon le terroir est un joli éloge aux livres et aux libraires.
Le lecteur rentre très vite dans l’histoire, ne peut que s’attacher aux différents personnages et joue à Hercule Poirot jusqu’aux dernières pages qui nous livrent le dénouement final. 

Loin de cette rentrée littéraire terriblement morose, bien au chaud chez vous, sous une couverture douille-douille accompagné(e) d’une tasse de thé fumante et des ronrons de votre chat, vous passerez un excellent moment. 

Belle lecture à tous ! 

 

©Céline Huet-Amchin

Note de l’éditeur (J’ai Lu) : 

« À Saint-Flour, Emma est une jeune libraire dynamique, créatrice d’une association de défense de la librairie indépendante, le Cercle des derniers libraires.
Victime d’un accident de vélo, Adrien Darcy n’est pas près de se remettre en selle. Mais quand le rédacteur en chef de La Montagne lui propose de mener l’enquête sur de mystérieux meurtres commis sur des libraires, le jeune homme, d’abord réticent, accepte de relever le défi.
Premier indice : les trois victimes appartenaient au Cercle des derniers libraires. Qui se cache derrière cette association ? Qui lui en veut au point d’en supprimer ses membres ? C’est ce que Darcy compte bien découvrir !

Une déclaration d’amour aux livres et à ceux qui les font vivre : les libraires. »

« Il était deux fois » de Franck Thilliez…

 Julie, la fille du lieutenant de gendarmerie Gabriel Moscato disparaît en 2008. Son enquête le mène à l’Hôtel de la Falaise où il s’endort une nuit dans la chambre 29. Il se réveille le lendemain matin dans la chambre 7 et apprend qu’il est en 2020… 

Une fois encore, Franck Thilliez joue avec les nerfs des lecteurs comme il sait si bien le faire en les embarquant dans une histoire complètement dingue dont il a le secret. 

Si vous n’avez pas lu « Le manuscrit inachevé », rien de grave vous comprendrez parfaitement l’intrigue. Mais l’écrivain vous obligera à vous plonger dedans afin de pouvoir accéder aux toutes dernières pages ! (si toutefois vous ne trichez pas). J’ai trouvé absolument géniale cette imbrication de deux histoires qui rend le tout aussi ingénieux qu’intelligent ! 

Si vous commencez ce livre ne prévoyez rien pendant environ 4h : vous ne pourrez pas le lâcher. 
JOUISSIF !

©Céline Huet-Amchin

Note de l’éditeur (Fleuve noir) : 

« En 2008, Julie, dix-sept ans, disparaît en ne laissant comme trace que son vélo posé contre un arbre. Le drame agite Sagas, petite ville au cœur des montagnes, et percute de plein fouet le père de la jeune fille, le lieutenant de gendarmerie Gabriel Moscato. Ce dernier se lance alors dans une enquête aussi désespérée qu’effrénée.
Jusqu’à ce jour où ses pas le mènent à l’hôtel de la Falaise… Là, le propriétaire lui donne accès à son registre et lui propose de le consulter dans la chambre 29, au deuxième étage. Mais exténué par un mois de vaines recherches, il finit par s’endormir avant d’être brusquement réveillé en pleine nuit par des impacts sourds contre sa fenêtre…
Dehors, il pleut des oiseaux morts. Et cette scène a d’autant moins de sens que Gabriel se trouve à présent au rez-de-chaussée, dans la chambre 7. Désorienté, il se rend à la réception où il apprend qu’on est en réalité en 2020 et que ça fait plus de douze ans que sa fille a disparu… »

« L’énigme de la chambre 622 » de Joël Dicker…

Suite à une rupture amoureuse et au décès de son éditeur mentor et ami, un écrivain à succès part se reposer au Palace de Verbier dans les Alpes suisses.  La Direction l’installe dans la chambre 623, qui fait suite aux chambres 621 et 621 bis. Mais pourquoi la chambre 622 n’existe-t-elle pas ?!

Toute l’énigme part de là, sur fond d’enjeux financiers, d’espionnage et en filigrane ce que j’avais beaucoup apprécié à l’époque de « La vérité sur l’affaire Harry Québert » : une réflexion sur l’écriture avec, en prime, une ode à la relation que peuvent entretenir un écrivain et son éditeur.

Difficile de résister à l’histoire  qui nous tient en haleine. Vous dévorerez les 569 pages d’un trait, les fins de chapitre étant d’irrésistibles cliffhangers… ;) 

Quoi que nous puissions penser du succès de l’auteur (mérité ou non tel n’est pas le sujet ici), pour moi Joël Dicker fait le job : personnages principaux et secondaires bien brossés, intrigue aux différentes temporalités qui tient la route, lecteur qui est baladé comme il se doit jusqu’au dénouement final.
Il a le don de savoir efficacement nous captiver et ça, personne ne peut lui retirer. 

Belle lecture à tous ! 

 

©Céline Huet-Amchin

Note de l’éditeur (Editions de Fallois) : 

« Une nuit de décembre, un meurtre a lieu au Palace de Verbier, dans les Alpes suisses. L’enquête de police n’aboutira jamais.

Des années plus tard, au début de l’été 2018, lorsqu’un écrivain se rend dans ce même hôtel pour y passer des vacances, il est loin d’imaginer qu’il va se retrouver plongé dans cette affaire.

Que s’est-il passé dans la chambre 622 du Palace de Verbier?

Avec la précision d’un maître horloger suisse, Joël Dicker nous emmène enfin au cœur de sa ville natale au fil de ce roman diabolique et époustouflant, sur fond de triangle amoureux, jeux de pouvoir, coups bas, trahisons et jalousies, dans une Suisse pas si tranquille que ça. »

« Rêver » de Franck Thilliez…

J’ai toujours trouvé compliqué de parler d’un thriller ou d’un policier sans spoiler (règle à laquelle je m’astreins) mais alors chroniquer ce livre relève du défi ! 

Je vais donc faire simple :

Une psychologue et criminologue narcoleptique…
Des rêves vs la réalité… 
Un accident nocturne tragique… 
Des rêves vs la réalité…
Un kidnappeur d’enfants…
Des rêves vs la réalité…
Un tatouage chat… 
Des rêves vs la réalité…
Une peluche… 
Des rêves vs la réalité…
Une équipe de gendarmerie… 
Des rêves vs la réalité…
Un Institut médico légal… 
Des rêves vs la réalité…
Un code… 
Des rêves vs la réalité…
Un chapitre manquant…
Des rêves vs la réalité…

Mélangez le tout et vous obtiendrez une histoire terriblement psychologique et complètement dingue qui vous tient en haleine jusqu’au bout ! 

Vous voulez en savoir plus ?
Ne comptez pas sur moi et plongez-vous dans les 631 pages que vous tournerez très vite étant donné la terrible addiction que vous ressentirez à la lecture.

A la lueur du personnage d’Abigaël j’en ai appris beaucoup sur la narcolepsie, sujet que j’ai trouvé passionnant. Cette maladie engendre une construction originale qui participe à l’intrigue et qui m’a emballée. 

Franck Thilliez sait balader celles et ceux qui aiment essayer de retrouver le(s) coupable(s) et j’ai beaucoup apprécié. Trouver facilement a en effet le don de m’horripiler…  

Mon seul regret ? Que les éditions Pocket n’aient pas laissé le titre tel que mentionné en grand format (éditions Fleuve noir).
REVER…
Regardez-bien le mot…
Le terme « palindrome » vous parle-t-il ?

Belle lecture (attentive) à tous ! 

NDLR. Ce livre a fait l’objet d’une lecture commune avec mes amies « speedy gonzales » Cécile (alias goodbooks_goodfriends) qui s’est bien énervée sur le fameux code (ah ah ah) et Martine (alias Plaisir à cultiver) avec qui j’ai joué au lièvre et à la tortue, sur les bons conseils de notre laonnoise adorée Manon (alias manonlitaussi). 

 

 ©Céline Huet-Amchin

Note de l’éditeur (Pocket) : 

« Psychologue réputée pour son expertise dans les affaires criminelles, Abigaël souffre d’une narcolepsie sévère qui lui fait confondre le rêve avec la réalité. De nombreux mystères planent autour de la jeune femme, notamment concernant l’accident qui a coûté la vie à son père et à sa fille, et dont elle est miraculeusement sortie indemne.
L’affaire de disparition d’enfants sur laquelle elle travaille brouille ses derniers repères et fait bientôt basculer sa vie dans un cauchemar éveillé… Dans cette enquête, il y a une proie et un prédateur : elle-même. »

« La promesse de l’ange » de Frédéric Lenoir & Violette Cabesos…

Vendredi 15 février dernier, j’ai visité pour la première fois de ma vie « Mon  Mont Saint-Michel ! »

Force est de constater que le lieu m’a happée.
Depuis ce jour, je n’arrive pas à l’oublier.
Un peu comme un coup de foudre amoureux si vous voyez ce que je veux dire…

C’est mon amie Carole alias Lucilius qui m’a parlé de ce livre, et elle a bien fait.
Encore merci à elle.

Deux écrivains.
Un livre.
Deux histoires.
Un fil conducteur (que je préfère volontairement taire de crainte de trop le dévoiler), du Moyen Âge jusqu’à nos jours.

Incroyablement documenté et fort bien écrit, Frédéric Lenoir et Violette Cabesos nous immergent dans la construction du Mont et nous tiennent en haleine avec une intrigue terriblement envoûtante.

Lutte de pouvoirs, amours interdits, congrégations, normands, bretons, meurtres et j’en passe…

Les écrivains nous plongent avec érudition dans un Mont moins connu et à l’accès limité si vous ne faites pas partie de l’élite en la matière.
Leur tour de force ? Faire ingurgiter aux lecteurs autant de références archéologiques et historiques sans les dégouter par le truchement d’une histoire au souffle romanesque sans pareil menée à la perfection du début à la fin.

627 pages de bonheur littéraire.

Belle lecture à tous !

Note de l’éditeur (Albin Michel / Livre de Poche) :

« Rocher battu par les tempêtes, lieu de cultes primitifs sanctifié par les premiers chrétiens, le Mont-Saint-Michel est loin d’avoir révélé tous ses secrets. Au début du XIe siècle, les bâtisseurs de cathédrales y érigèrent en l’honneur de l’Archange, prince des armées célestes et conducteur des âmes dans l’au-delà, une grande abbaye romane.
Mille ans plus tard, une jeune archéologue passionnée par le Moyen Âge se retrouve prisonnière d’une énigme où le passé et le présent se rejoignent étrangement.
Meurtres inexpliqués, amours périlleuses, secrets millénaires… sur le chemin du temps, de la passion, de l’absolu, la quête de Johanna la conduit inexorablement aux frontières d’un monde dont on ne revient pas indemne. »