« Le souffleur de verre » de Bernard Villiot et Thibault Prugne…

Apprenti chez Pietro Spalato, maître verrier renommé, le jeune Zorzi Ballari nourrit l’espoir de devenir souffleur. Après avoir malencontreusement brisé un pain de verre qui lui écrase le pied, il tente en vain de continuer sa formation. Complètement rejeté et surnommé « Il Ballarino » (« le danseur ») à cause de sa boiterie soutenue par une canne, les mauvaises langues vont bon train puis finissent par s’éteindre. Mais pas la passion de l’ex apprenti ! Personne ne sait alors que dans la nuit insulaire italienne de Murano Zorzi persévère à l’insu de tous pour devenir le plus délicat des tourneurs de canne à vent. Il fait alors la connaissance de Giacomo, un enfant de la rue, à qui il souffle un rêve et qui répand la nouvelle…

En dire plus serait raconter toute cette magnifique histoire, aussi initiatique que poétique. Le texte est merveilleux (d’autant plus lu à voix haute à vos enfants, à vos poilus… ) et les planches d’une grande beauté.

A l’approche de Noël, je ne peux que vous recommander de poser délicatement « Le souffleur de rêves » sous le sapin afin que la magie qui l’enveloppe perdure… 

Belle lecture à tous ! 

©Céline Huet-Amchin

Note de l’éditeur (Gautier Languereau) : 

« Au nord de Venise, sur l’île de Murano, célèbre dans le monde entier pour ses maîtres verriers, un mystérieux souffleur fit une nuit le bonheur d’un enfant en lui offrant un cadeau extraordinaire : une bulle de rêve. Dès lors, tous les enfants de l’île réclamèrent des rêves merveilleux. 

Mais qui était donc ce souffleur magicien ? »

« Les grands espaces » de Catherine Meurisse…

Plonger dans ce livre, c’est avoir rendez-vous avec les doux souvenirs d’enfance de l’auteur.

Campagne, vieilles pierres, odeurs, apprentissages en tout genre, liberté, nature… le tout parsemé d’une bonne dose de graines littéraires finement choisies.

Au-delà de l’authenticité cultivée et de la poésie, cet album est également un plaidoyer sur tout ce qui ne convient pas à ce jour.

Que ce soit le graphisme ou le texte, c’est très réussi.
J’ai vraiment BEAUCOUP aimé.

N’oubliez jamais d’ouvrir, quel que soit votre âge, la porte imaginaire dont vous avez la clef depuis la nuit des temps.

Belle lecture à tous !

Merci à Virginie Vertigo alias Les lectures du mouton pour ce conseil de lecture.

Note de l’éditeur (Dargaud) :

« Catherine Meurisse a grandi à la campagne, entourée de pierres, d’arbres, et avec un chantier sous les yeux : celui de la ferme que ses parents rénovent, afin d’y habiter en famille. Une grande et vieille maison qui se transforme, des arbres à planter, un jardin à imaginer, la nature à observer : ainsi naît le goût de la création et germent les prémices d’un futur métier : dessinatrice. Avec humour et tendresse, l’auteure raconte le paradis de l’enfance, que la nature, l’art et la littérature, ses alliés de toujours, peuvent aider à conserver autant qu’à dépasser. Les Grands Espaces raconte le lieu d’une enfance et l’imaginaire qui s’y déploie, en toute liberté. »

« Crapule » de Jean-Luc Deglin…

Les félins ont été, sont et seront toujours un sujet d’étude passionnant.
Preuve en est avec ce nouveau livre, proposé par Jean-Luc Deglin aux Editions Dupuis.

A travers des dessins parsemés de couleur bleu sur fond noir et blanc, entre ronrons, doux coussinets, coups de griffes, morsures et câlins, Crapule et son humaine vont apprendre à se connaître et à s’apprivoiser en donnant lieu à des situations drôles et cocasses teintées d’humour noir et parfois un peu amères.

C’est que la vie avec un chat (ou plus) n’est pas toujours aisée !

On sent que l’écrivain, mâle de son état, a assurément bien étudié le comportement de sa muse féline, qu’il n’oublie d’ailleurs pas de remercier.

Ce que j’ai apprécié ?
On se sent comme au théâtre !
Chacun pourra retrouver ce qui fait le charme (ou pas) de son poilu dans les mises en scène choisies fort à propos.
On rit (beaucoup) et on le relit pour bien capter toutes les subtilités souhaitées je pense par l’auteur.

Dernière chose fort importante : ces 128 strips ont été également chatpprouvés par Nabuchodonosor, qui a désespérément tenté de cacher le titre comme vous pouvez le voir !

Editions Dupuis

Un grand merci à Lecteurs.com pour cette parenthèse de lecture bien sympathique.

« Holmes (1854-1891 ?) » de Cecil & Brunschwig…

Aussitôt offerts (à moi-même) les deux premiers tomes, aussitôt dévorés !
Je récupère les deux suivants chez mon libraire ce soir…

Il faut dire que Holmes, c’est comme Poirot : j’ai du mal à y résister, quel que soit le support…

Les planches sont de toute beauté (vraiment, VRAIMENT !) et le parti pris de l’histoire des plus intrigantes…

4 mai 1891, Sherlock Holmes disparaît aux Chutes de Reichenbach. Pour son frère, Mycroft Holmes, sa mort est le suicide déguisé d’un homme qui ne pouvait se résoudre à voir son cerveau détruit par la drogue.
Mycroft tente de détruire toutes les preuves de la folie de son frère, pour cela, il envoie des hommes de main au 221B Baker Street… Malgré les preuves apportées par Mycroft, Watson se refuse de croire à cette version des faits.
Il se lance à travers l’Europe entière dans une incroyable enquête qui va tout lui révéler de l’histoire de Sherlock Holmes et de sa famille.

Bande dessinée complètement addictive, je recommande vivement !
En sirotant un Earl Grey, of course! (ici le « Grand Parfum » de George Cannon…)

Holmes (1854-1891 ?) Cecil & Brunschwig Editions Futuropolis

Editions Futuropolis

Le bonheur continue depuis les livres I et II…
Toujours avec un Earl Grey mais celui de Fortnum & Mason désormais ! ;) 

©Céline Huet-Amchin

« Rose Valland, Capitaine Beaux-Arts » de Catel, Polack et Bouilhac…

En marge de l’exposition « 21 rue de la Boétie » cet album, édité aux Editions Dupuis, retrace (rapidement) le combat d’une vie : celui de Rose Valland, « historienne d’art, résistante et capitaine de l’armée française qui a activement contribué au sauvetage et à la récupération de presque 45 000 œuvres d’art volées par les nazis. »

Ce livre en deux parties (une BD et des documents historiques) vous donnera envie d’aller plus loin, et notamment de lire « Le front de l’art » qu’elle a écrit.

Belle lecture (indispensable) à tous !

Films à voir sur le sujet : « The Monuments Men » et « Le train » .