« Ragdoll » de Daniel Cole…

La couverture est déjà un teasing comme je les aime à elle toute seule :

« Un corps.
Six victimes.
Aucun suspect. »

Ce livre, j’ai failli ne jamais me plonger dedans, plus par agacement que par non envie.
Je vous explique…
Je devais rencontrer l’auteur grâce à Babelio. Je ne l’ai jamais reçu à temps ! (…) C’est typiquement le genre de choses qui, bien qu’anodines je le reconnais, m’exaspèrent. Du coup, je ne suis pas allée à l’évènement. Il m’est parvenu des semaines plus tard, et j’ai attendu que mon énervement retombe afin de pouvoir l’apprécier comme il se doit.

C’est une course contre la montre que l’on a du mal à lâcher une fois l’histoire commencée (et elle démarre sur les chapeaux de roues !).

Le lecteur est confronté à une double enquête : une judiciaire, l’autre journalistique; toutes les deux palpitantes.
Les personnages sont nous seulement bien choisis mais encore brillamment travaillés.
L’intrigue est ficelée aux p’tits oignons.

J’ai relevé une chose particulière qui a attiré mon attention et qui m’a donc plu  : ce thriller sort des sentiers battus mais à vous de découvrir pourquoi.
Je ne vous en dirai pas plus pour ne rien dévoiler…

Belle lecture à tous !

Note de l’éditeur (Pocket) :

« Un « cadavre » recomposé à partir de six victimes démembrées et assemblées par des points de suture a été découvert par la police. La presse l’a aussitôt baptisé Ragdoll, la Poupée de Chiffon. Tout juste réintégré au Metropolitan Police Service de Londres, l’inspecteur « Wolf » Fawkes dirige l’enquête sur cette effroyable affaire, assisté par son ancienne coéquipière, l’inspectrice Baxter. Chaque minute compte, car ce nouveau serial killer vient de communiquer, par voie de presse, une liste de six noms. Son programme de meurtres pour les jours à venir. Avec le meilleur pour la fin : Wolf lui-même… »

NDLR : Je lirai bien évidemment la suite, « L’Appât » .

« Le visiteur inattendu » d’Agatha Christie…

Trouver un Agatha Christie non encore lu relève de l’exploit, mais j’ai réussi à le relever avec brio pour le Reading Classics Challenge du mois d’avril après mon Marivaux .

Voici mon p’tit rapport factuel, sans aucun spoil, rédigé avec mes deux fidèles chatssistants :

Présents : 10 personnes
Absents : Hercule Poirot et Miss Marple
Particularité : roman adapté de la pièce de théâtre initiale
Temporalité : vers minuit un soir de novembre et le lendemain
Lieu : maison isolée des Warwick en Galles du Sud près du canal de Bristol
Victime : Richard Warwick (une balle dans la tête)
Arme du crime : revolver
Coupable(s) : en apparence sa femme mais meurtre qui a pu être commis par tous ceux qui se trouvent là
Ambiance : huis clos dans une maison
Point de départ : un visiteur

Une fois de plus, Agatha nous balade et elle se fiche bien de nous franchement au final, comme elle sait si bien le faire !

Elle reste pour moi LA Reine incontestée et inégalée du crime malgré de très bons nouveaux « disciples » contemporains…

Belle enquête à tous !

L'Ile aux Esclaves Marivaux Editions Folio Le visiteur inattendu Agatha Christie Editions Le Masque

Note de l’éditeur (JC Lattès Le Masque) :

Minuit, un coup de feu retentit dans la grande maison isolée des Warwick. Laura vient de tuer son mari Richard, d’une balle dans la tête. Il est vrai qu’il l’a bien cherché et que personne ne le regrettera. L’affaire semble entendue mais il faut parfois se méfier des apparences. Après tout, Laura n’est pas la seule qui voulait se débarrasser de lui, il y a aussi sa propre mère, miss Bennett la gouvernante, ou encore Angell le majordome. Mais voici qu’un visiteur inattendu pénètre sur la scène du crime. Est-ce un hasard ? Et pourquoi propose-t-il élégamment à Laura d’effacer les traces de sa culpabilité ?

« Les chemins de la haine » d’Eva Dolan…

L’avantage de faire partie d’un jury est la découverte d’auteurs que nous n’aurions jamais lus.

Au-delà de l’enquête policière bien décrite s’esquisse des enjeux de société que notre époque connaît malheureusement trop (chômage, immigration, exploitation, racisme…).

Un roman noir social ancré dans notre époque, très contemporain, qui tient en haleine jusqu’au dénouement final, sans manichéisme, aux personnages fouillés et qui nous incite à réfléchir.

Un bon premier livre.
Un écrivain différent à suivre.

Belle lecture à tous !

Note de l’éditeur (Liana Levi) :

« Pas de corps reconnaissable, pas d’empreintes, pas de témoin. L’homme brûlé vif dans l’abri de jardin des Barlow est difficilement identifiable. Pourtant la police parvient assez vite à une conclusion: il s’agit d’un travailleur immigré estonien, Jaan Stepulov. Ils sont nombreux, à Peterborough, ceux qui arrivent des pays de l’Est, et de plus loin encore, à la recherche d’une vie meilleure. Et nombreux sont ceux qui voudraient s’en débarrasser. Les deux policiers qui enquêtent sur le meurtre, Zigic et sa partenaire Ferreira, ne l’ignorent pas. N’éliminant aucune piste, le duo pénètre dans un monde parallèle à la périphérie de cette ville sinistrée par la crise économique, là où les vies humaines ont moins de valeur que les matériaux utilisés sur les chantiers de construction. Là où tous les chemins peuvent mener au crime de haine. »

Livre lu dans le cadre du Jury du Grand Prix des Lectrices ELLE 2018 dont je fais partie !

NDLR. Dommage que le titre anglais n’ait pas été gardé (Long way home).
A noter également la bonne traduction de Lise Garond.

« Défaillances » de B.A Paris…

Si la chute laisse assez vite peu de place aux doutes et malgré la pauvreté littéraire de la traduction (quel dommage), j’ai néanmoins passé un bon moment de lecture tant la pression psychologique est bien maintenue au fil des pages !

Un véritable page-turner dont je verrais bien une adaptation cinématographique.

Note de l’éditeur (Hugo & Cie) :

Tout a commencé cette nuit-là, dans la forêt. Cassandra ne s’est pas arrêtée pour proposer son aide à la conductrice de la voiture immobilisée sur le bord de la chaussée, en plein orage.

Lorsqu’elle apprend le lendemain que la femme a été retrouvée sauvagement assassinée, Cass est assaillie par la culpabilité. Et les coups de fil anonymes qu’elle reçoit désormais chez elle ravivent son angoisse. Elle en est persuadée : quelqu’un l’a vue, ce soir-là. Quelqu’un qui continue de l’observer. Quelqu’un qui pourrait bien être l’assassin.

Pourtant ni son mari, ni sa meilleure amie ne prennent ses craintes au sérieux. Et alors que Cass elle-même commence à douter face à ses trous de mémoire de plus en plus fréquents, ses angoisses se transforment en terreur.

Livre lu dans le cadre du Jury du Grand Prix des Lectrices ELLE 2018 dont je fais partie !

“L’essence du mal” de Luca d’Andrea…

J’avoue avoir eu un peu de mal à rentrer dans ce polar montagnard…

Mais il faut persévérer parce qu’au fil des pages le mystère s’épaissit et nous tient finalement en haleine parce que oui, bien que souffrant de longueurs indéniables, nous avons envie de comprendre ce qu’il s’est passé trente ans plus tôt…

En d’autres termes, l’ascension se mérite !

Note de l’éditeur (Denoël) :

“En 1985, dans les montagnes hostiles du Tyrol du Sud, trois jeunes gens sont retrouvés morts dans la forêt de Bletterbach. Ils ont été littéralement broyés pendant une tempête, leurs corps tellement mutilés que la police n’a pu déterminer à l’époque si le massacre était l’œuvre d’un humain ou d’un animal.
Cette forêt est depuis la nuit des temps le théâtre de terribles histoires, transmises de génération en génération.

Trente ans plus tard, Jeremiah Salinger, réalisateur américain de documentaires marié à une femme de la région, entend parler de ce drame et décide de partir à la recherche de la vérité. À Siebenhoch, petite ville des Dolomites où le couple s’est installé, les habitants font tout – parfois de manière menaçante – pour qu’il renonce à son enquête. Comme si, à Bletterbach, une force meurtrière qu’on pensait disparue s’était réveillée.”

Livre lu dans le cadre du Jury du Grand Prix des Lectrices ELLE 2018 dont je fais partie !