« Cinq méditations sur la beauté » de François Cheng…

Vous êtes atteints d’une envie irrésistible de lire depuis le début du confinement et vous n’y arrivez pas ?
François Cheng est sans aucun doute un des meilleurs remèdes littéraires que je connaisse…

Avec sa poésie, sa double culture, ses mots sans fard, l’écrivain dissèque toute cette beauté qui se trouve bien souvent à côté de nous sans que nous nous en rendions forcément compte. 

Il vous propose cinq petites méditations, cinq petites réflexions si vous préférez qui (ré)enchanteront votre quotidien.
Lisez-les à votre guise, au grè de vos envies. Je vous promets que vous oublierez l’espace d’un instant tout le négatif qui vous entoure…
Un paquet de pâtes et un de PQ si cela n’a pas fonctionné.

Belle lecture à tous ! 

©Céline Huet-Amchin

Note de l’éditeur (Le Livre de Poche) : 

« L’auteur livre ses réflexions sur la beauté et les questions existentielles ainsi que ses considérations littéraires, esthétiques, poétiques, philosophiques et spirituelles. L’occasion de faire revisiter les moments phares de la culture de l’Orient et de l’Occident. »

« Le petit garçon qui voulait être Mary Poppins » d’Alejandro Palomas…

« Quand je serai grand, je veux être… »
Quant à la faveur d’un devoir à l’école Guillermo répond « Mary Poppins » l’institutrice commence à s’affoler ! La sensibilité du jeune garçon se heurte dès lors au monde des adultes. Mais pourquoi donc a-t-il répondu ça ?! L’enfant qui vit seul avec son père est vite envoyé chez la psychologue scolaire…

Les personnages terriblement attachants vous cueillent dès la première page. Si nous devinons très vite ce qu’il s’est passé au sein du cocon familial cela n’enlève en rien la beauté qui se dégage des lignes.

Alejandro Palomas a le don de parler dans ce roman de choses tristes de manière pudique, poétique et d’une justesse folle !

Une couverture à tomber doublée d’une magnifique histoire que vous ne serez pas prêts d’oublier. 

Belle lecture à tous ! 

©Céline Huet-Amchin

Note de l’éditeur (Cherche Midi) : 

« C’est l’histoire de Guille… C’est l’histoire d’un petit garçon débordant d’imagination qui voue un amour sans bornes à Mary Poppins. L’histoire d’un père un peu bougon, qui vit seul avec ce fils sensible et rêveur dont il a du mal à accepter le caractère. D’une institutrice qui s’inquiète confusément pour l’un de ses élèves qui vit un peu trop dans ses rêves. D’une psychologue scolaire à qui on envoie un petit garçon qui a l’air d’aller beaucoup trop bien. Quel mystère se cache derrière cette apparence si tranquille, et pourtant si fragile ?

Un roman choral aussi tendre que bouleversant, qui emprunte à l’enfance toute sa sincérité désarmante pour dire l’amour, le vide, le rêve et la puissance de l’imaginaire.
Après Une mère et Tout sur mon chien, Alejandro Palomas nous surprend encore avec cette histoire qui peut faire penser à Extrêmement fort et incroyablement près de Jonathan Safran Foer, tant elle est hors norme. »

« Le petit chat est mort » de Xaviers de Moulins…

Xavier de Moulins a réussi à décrire une douleur personnelle en douleur universelle, à poser des mots sur les maux engendrés par la perte d’un chat. 

Je ne me focaliserai pas sur la personnalité publique de l’auteur (qui m’importe peu sans méchanceté aucune) mais sur l’homme et sa douleur immense, intense et surtout sincère. 
Le fait que le sujet soit traité d’un point de vue masculin n’est pas inintéressant bien au contraire : il donne, je dirais, encore plus de poids au texte !  

L’écrivain nous conte l’histoire de Napoléon, la sienne et celle de sa famille avec lui. Ses évolutions de mentalité face à cette boule de poils. C’est en cela que le livre est également très réussi. 

Qui n’a jamais connu la perte d’un animal aura peut-être du mal à comprendre ce livre. 
Ce n’est pas mon cas. Et c’est bien pour cela qu’il m’a profondément touchée.

Le petit chat s’est couché sur l’encre de ces lignes. A jamais et pour toujours. 

Merci à Xavier de Moulins d’avoir osé partager ce chagrin qui n’est pas simple à vivre. 

« Un chat n’est pas une vitre de téléphone que l’on remplace en quelques minutes
en tendant sa carte bancaire.
Un animal qui s’en va,
ça parle à l’âme des hommes autant que la mort des hommes. »

©Céline Huet-Amchin

Note de l’éditeur (Flammarion) : 

« Le petit chat est mort. Les mots sont une détonation. Les choisir pour l’annoncer aux enfants n’a pas été chose facile, alors je me suis résigné à faire simple, cinq mots et un point final. Court, cruel, monstrueux. »

Des petites choses et des plus grandes pour mieux vivre sous les orages à la saison des hécatombes.

« Becoming » (« Devenir ») de Michelle Obama…

Michelle Obama retrace son parcours de jeune femme, de femme, de mère, d’épouse, de femme de…

Sans jamais tomber dans la facilité, elle partage avec les lecteurs une certaine sorte d’intimité. 

Trois portes d’entrée nous sont proposées pour aborder sa vie : « Devenir moi », « Devenir nous », « Devenir plus ». Au fur et à mesure des pages, nous apprenons des choses plus ou moins éloignées de son image publique sans que cela puisse être taxé de voyeurisme pour autant : elle nous convie en effet avec élégance et tout en pudeur à la découvrir, à la comprendre, à l’accepter telle qu’elle est dans ses choix, ses combats… 

« Becoming » est le portrait passionnant et parfois touchant selon les thèmes abordés d’une femme qui compte et dont nous n’avons pas finit d’entendre parler ! 

©Céline Huet-Amchin

Note de l’éditeur (Fayard) : 

« Dans ses mémoires très attendus, Michelle Obama raconte son parcours exceptionnel, depuis son enfance dans le South Side de Chicago en passant par les années au cours desquelles  elle a dû concilier sa vie d’avocate et de mère de famille, jusqu’aux huit années passées à la Maison-Blanche, où l’ancienne première dame a su imprimer sa marque tout en soutenant son mari alors qu’il dirigeait l’Amérique pendant des moments difficiles. »Il y a encore tant de choses que j’ignore au sujet de l’Amérique, de la vie, et de ce que l’avenir nous réserve. Mais je sais qui je suis. Mon père, Fraser, m’a appris à travailler dur, à rire souvent et à tenir parole. Ma mère, Marian, à penser par moi-même et à faire entendre ma voix. Tous les deux ensemble, dans notre petit appartement du quartier du South Side de Chicago, ils m’ont aidée à saisir ce qui faisait la valeur de notre histoire, de mon histoire, et plus largement de l’histoire de notre pays. Même quand elle est loin d’être belle et parfaite. Même quand la réalité se rappelle à vous plus que vous ne l’auriez souhaité. Votre histoire vous appartient, et elle vous appartiendra toujours. À vous de vous en emparer. »

« Une vie dans les mots » de Paul Auster…

Paul Auster a accordé toute une série d’entretiens à I.B Siegumfeldt. Pour mettre au point certaines choses mais surtout pour parler de son oeuvre…de son vivant !

Du processus de création littéraire aux détails les plus infimes qui permettent aux lecteurs d’appréhender autrement ses écrits Paul Auster se livre comme jamais !

Les chapitres vous permettent de lire ces conversations à votre guise : soit d’un trait, soit en fonction de vos envies en parallèle de vos lectures de l’auteur, avant ou après coup.

Que vous vous soyez déjà plongés dans tous ses romans et essais ou seulement quelques uns, vous apprendrez beaucoup de l’écrivain. Et de l’homme entre les lignes !

©Céline Huet-Amchin

Note de l’éditeur  (Actes Sud) : 

« À travers ces entretiens approfondis qui abordent l’œuvre de Paul Auster sous un angle thématique, le lecteur revisitera l’univers de ses récits autobiographiques comme de ses romans, dont il découvrira des aspects ignorés ou encore insuffisamment mis en lumière, notamment les obsessions qui traversent l’œuvre et l’homme.

L’universitaire danoise Inge Birgitte Siegumfeldt et Paul Auster ont choisi le mode de la conversation pour mieux rester fidèles à l’ADN si spécifique de romans dont chacun constitue un voyage en terres inconnues – pour l’auteur comme pour le lecteur.

Paul Auster s’est très largement investi, durant trois ans, dans ce dialogue intense, pour offrir à tout son lectorat un accès privilégié à une œuvre d’exception.

« Je voulais tout mettre sens dessus dessous. Je suppose que c’est une posture extrêmement ambitieuse : ne pas se satisfaire des conventions, en jouer parfois, puis mettre en évidence les normes traditionnelles et les étirer au-delà de leurs limites. »