« Komodo » de David Vann…

Tracy quitte momentanément  ses enfants et son mari et part sur l’île de Komodo en Indonésie rejoindre son frère Roy avec sa mère. Au fil des plongées, les tensions familiales et personnelles vont (re)faire surface jusqu’à un certain point de non retour… 

L’immersion made in David Vann est palpable dès les premières lignes qui donnent envie d’avaler le livre d’une traite afin de connaître le pourquoi du comment (n’insistez pas, je ne dévoilerai rien). 
Si dans 99% des pages nous retrouvons bien l’atmosphère propre à l’auteur, le dénouement final pourra surprendre les lecteurs initiés !

Un roman prenant et inquiétant de bout en bout. 

Belle lecture à tous !

©Céline Huet-Amchin

Un GRAND MERCI à Léa pour cette lecture dans le cadre du Picabo River Book Club et aux éditions Gallmeister

Note de l’éditeur (Gallmeister) : 

« Sur l’invitation de son frère aîné Roy, Tracy quitte la Californie et rejoint l’île de Komodo, en Indonésie. Pour elle, délaissée par son mari et épuisée par leurs jeunes jumeaux, ce voyage exotique laisse espérer des vacances paradisiaques : une semaine de plongée en compagnie de requins et de raies manta. C’est aussi l’occasion de renouer avec Roy, qui mène une vie chaotique depuis son divorce et s’est éloigné de sa famille. Mais, très vite, la tension monte et Tracy perd pied, submergée par une vague de souvenirs, de rancoeurs et de reproches. Dès lors, un duel s’engage entre eux, et chaque nouvelle immersion dans un monde sous-marin fascinant entraîne une descente de plus en plus violente à l’intérieur d’elle-même, jusqu’à atteindre un point de non-retour. 
Avec ce portrait trouble d’une femme en apnée, David Vann confirme son immense talent pour sonder les abysses de l’âme humaine. »

« La chronique des Bridgerton » de Julia Quinn…

Une mondaine, la mystérieuse Lady Whistledown, chronique en détails (plus que croustillants), pour le meilleur et pour le pire (bien évidemment),  la vie des membres de la dynastie des Bridgerton, famille très en vue dans la haute société londonienne du XIXe siècle. 

Dans ces deux tomes (le premier a été adapté en mini-série sur Netflix fin décembre dernier), ce sont Daphné (qui fait son entrée dans le monde) puis son frère Anthony (l’héritier du titre) qui font l’objet de toutes les attentions. 

Amoureux de l’atmosphère anglaise, orphelins de Downton Abbey, cette saga est assurément pour vous ! 
Le côté Gossip Girl totalement assumé est, qui plus est, absolument irrésistible ! 

Oui c’est de la romance, mais fort bien orchestrée il faut avouer. 
Inutile donc de vouloir y résister et faites-vous plaisir : vous allez adorer cette chronique complètement addictive.
Pour information, les tomes 3 & 4 vont paraître tout bientôt… 

Belle lecture à tous ! 

©Céline Huet-Amchin

Note de l’éditeur (J’ai Lu) : 

« Très chers lecteurs, quelle saison !
Au rythme des bals et des réceptions, je vous ai narré le feuilleton haletant de la folle romance entre Mlle Daphné Bridgerton et Simon, le ténébreux duc de Hastings. Valses langoureuses, rebondissements cocasses et bagarres mémorables nous auront tenus en haleine jusqu’à l’épilogue d’un romantisme échevelé.
Aurons-nous le temps de reprendre notre souffle ? Il est à craindre que non, car il se chuchote déjà dans Londres qu’Anthony, le frère de Daphné, serait décidé à convoler lui aussi. Hélas, l’élue a une sœur odieuse qui s’oppose catégoriquement à cette union en raison du passé libertin du vicomte.
Cela nous promet bien des péripéties.
Et comme il reste six Bridgerton à marier, votre dévouée chroniqueuse a de beaux jours devant elle. Ne perdez pas le fil, chers lecteurs, la saga ne fait que commencer !
Rubrique mondaine de lady Whistledown, Londres, 1813″

 

« La vie ô combien ordinaire d’Hannah Green » de Michael Marshall Smith…

Suite à la séparation de ses parents une petite fille est envoyée chez son grand-père. Elle n’aurait jamais pensé autant apprendre sur qui est ce dernier ni dans quelles aventures elle allait être embarquée… 

C’est la couverture (magnifique) et le titre qui m’ont tout d’abord intriguée. Et puis une fois plongée dans les premières pages j’ai trouvé les personnages attachants et les situations drôles complètement dingues. 
Vous croiserez Le Diable, un champignon qui parle, une machine des plus secrètes et beaucoup d’autres choses assez ubuesques.

En un mot c’est TRUCCULENT à souhait !
Anglais forcément… 

Un livre de la rentrée littéraire qui a enfin su me cueillir ! (comme quoi il ne faut jamais désespérer)
Alors comme moi, laissez-vous tenter par cet auteur imaginatif et cette histoire multigénérationnelle passée assez inaperçue pour l’instant malheureusement.

Belle lecture à tous ! 

©Céline Huet-Amchin

Note de l’éditeur (Bragelonne) : 

« La jeune Hannah Green est persuadée que son existence est plus banale que la moyenne, mais elle ne va pas tarder à découvrir que les ombres de sa vie cachent depuis toujours un monde où rien n’est ce qu’il paraît ; qu’il existe une machine secrète qui convertit les mauvais tours en énergie diabolique ; qu’il y a des champignons qui parlent ; que son grand-père est copain avec le diable depuis plus de cent cinquante ans, et qu’ils ont besoin de son aide.

Un million d’histoires courent le monde. La plupart sont parfaitement ordinaires… mais pas celle-ci.
Poignant et imprévisible, un conte digne de captiver les lecteurs de tout âge, par l’auteur multi-récompensé de Nous sommes là et Les Hommes de paille. »

« Captive » de Margaret Atwood…

Grace Marks, femme de chambre, a-t’elle tué son employeur Thomas Kinnear et sa gouvernante Nancy Montgomery avec la complicité du domestique James McDermott ?
Si oui, était-elle sous emprise, folle au moment des faits ? 
C’est ce que va essayer de comprendre le Dr Simon Jordan, spécialiste des maladies mentales, lors d’entretiens avec elle… 

Inspiré d’un fait divers canadien sanglant datant de 1843 et adapté sous forme de mini-série par Netflix (qui respecte complètement le livre à peu de détails près), ce livre est une plongée aussi fascinante qu’effroyable dans les conditions de vie des domestiques et des femmes en particulier au XIXe siècle, dans la psychologie humaine. 

Margaret Atwood ne prend pas partie en faveur ou contre Grace Marks. Hors les pages, les faits ont été jugés et Miss Marks graciée après 30 ans de prison et un séjour en hôpital psychiatrique. Elle nous offre une histoire glaciale, implacable avec de belles envolées littéraires. 

Les auteurs canadiens ont souvent le meilleur des deux mondes : ils savent nous passionner, nous tenir en haleine avec leurs histoires formidablement bien contées à la manière anglo-saxonne et leur qualité d’écriture à la française diablement réussie.

Vous aimez osciller entre le mensonge  et la vérité ? Vous aimez être psychologiquement baladés ? Ce livre est assurément pour vous. 

Belle lecture à tous ! 

©Céline Huet-Amchin 

Note de l’éditeur (10/18) : 

« 1873. Grace Marks, seize ans, est condamnée à la réclusion à perpétuité pour le double meurtre de son jeune employeur et de sa gouvernante. Victime sous emprise ou monstre en jupons ? Face à l’échec des rapports psychiatriques, le Docteur Jordan s’empare du dossier, bien décidé à la sortir de son amnésie. Mais pourquoi lui cache-t-elle les troublants rêves qui hantent ses nuits ?

Inspiré d’un sanglant fait divers qui a bouleversé le Canada du XIXe siècle, Margaret Atwood nous offre un roman baroque où le mensonge et la vérité se jouent sans fin du lecteur. Captive est aujourd’hui adapté en série TV. »

« Le vent nous portera » de Jojo Moyes…

Etriquée dans sa vie d’anglaise bien sous tous les rapports, Alice épouse un américain et part s’exiler dans son pays. Une fois sur place, le bonheur n’est malheureusement pas au rendez-vous, excepté lorsqu’elle arpente les chemins montagnards du Kentucky pour apporter des livres aux populations rurales les plus isolées grâce au programme contre l’illettrisme initié par Eleanor Roosevelt… 

Une fois les personnages bien campés, vous tournerez les pages avec un bonheur certain et surtout avec beaucoup d’impatience afin de connaître au plus vite la fin de cette histoire, véritable ode aux bibliothécaires, qui emporte le lecteur.

Amoureux des livres, des grands espaces, de l’émancipation féminine, de souffle romanesque et j’en passe, ce (beau) roman anglais à l’accent américain est pour vous. 

Belle lecture à tous ! 

 

©Céline Huet-Amchin

Je n’avais pas entendu parler de ce livre. Paru en octobre 2019, il m’attendait dans les rayons de la librairie où je travaille. C’eût été fort dommage qu’il parte aux « retours » sans avoir été ouvert… Combien de livres vivent ce triste sort ? Pourquoi toujours parler des mêmes titres, des mêmes auteurs, etc. ? 
Jojo Moyes a pourtant écrit « Avant toi », best seller anglo-saxon que les français ont découvert grâce à son adaptation cinématographique.
Nul doute que « Le vent nous portera » (« The Giver of Stars ») connaîtra le même intérêt dans notre pays après son arrivée dans les salles obscures qui ont parfois le mérite de donner la possibilité à un livre de trouver enfin son public… 

Ceux qui me connaissent bien savent que je nage (souvent) à contre-courant.
Les rentrées littéraires françaises, bien qu’incontournables, me plombent de plus en plus de par le nombre de livres et les thèmes abordés. Sans parler d’écritures de plus en plus nombrilistes… 

Je m’évade donc vers l’Ouest, l’Est et les rayons Jeunesse qui savent souvent bien mieux me réjouir !