« Tout n’est pas perdu » de Wendy Walker…

Si l’idée d’être dans la tête d’un thérapeute a pu me plaire de prime abord, mon intérêt est malheureusement retombé comme un soufflet.

J’avoue en effet m’être arrêtée aux alentours de la page 120 : trop de redondances, pas suffisamment profond psychologiquement parlant sur le fond (le coeur du sujet pourtant) et surtout coupable déjà trouvé ! (suspicion vérifiée et contrôlée en lisant les dernières pages – oui je sais, ce n’est pas bien – ). 

J’ai appris à m’octroyer le droit d’abandonner un livre au profit d’un autre étant donné la taille de ma PAL.

Il trouvera certainement ses lecteurs…

Note de l’éditeur (Pocket) :

« Alan Forrester est thérapeute dans la petite ville cossue de Fairview, Connecticut. Un jour, il reçoit en consultation une jeune fille, Jenny Kramer, qui présente des troubles inquiétants. Celle-ci a reçu un traitement post-traumatique afin d’effacer le souvenir d’une abominable agression dont elle a été victime quelques mois plus tôt. Mais si son esprit l’a oubliée, sa mémoire émotionnelle est bel et bien marquée.
Bientôt tous les acteurs de ce drame se succèdent dans le cabinet d’Alan, confiant leurs pensées les plus intimes, laissant tomber le masque, et faisant apparaître les fissures et les secrets de la ville en apparence si tranquille… »

« Parfaite » de Caroline Kepnes…

Ou comment se retrouver dans la tête d’un psychopathe…

La lecture est addictive et en même temps très vite inconfortable. 

Je vous explique pourquoi…

L’emploi du « je » et du « tu » fait que nous avons l’impression d’être à la fois le libraire fou, le chasseur donc, et le chassé en tant que lecteur lorsqu’il parle de Beck.
Non non non… je ne suis pas cinglée ! 
C’est une double impression très étrange mais bigrement efficace.

Après avoir refermé le livre, retrouvé toute votre tête et récupéré une activité normale, réfléchissez à ce que vous laissez comme empreinte (parfois indélébile) sur les réseaux sociaux.
Des fois que Joe passerait par l@…

Perso,  le côté fan, groupie, obsessionnel de quelqu’un me fait flipper !
C’est bien pour cela que je me suis éloignée de certaines micro-communautés à l’intérieur d’autres…
CQFD si cela était encore nécessaire.

Je n’ai pas encore eu l’occasion de voir la série « You » tirée du livre mais j’y songe.

Belle lecture à tous !

Note de l’éditeur (Pocket) :

« Je sais tout de toi.
Tu es parfaite.
Je t’aimerai
à la vie
à la mort.
Tu es à moi
pour toujours. »

« Bad man » de Dathan Auerbach…

J’ai eu le plaisir de pouvoir lire « Bad man » en avant-première ET de rencontrer Dathan Auerbach en petit comité grâce au Picabo River Book Club dans un p’tit salon de thé charmant du Ve arrondissement (Coeur de Baker) le 29 janvier dernier.

Comme vous le savez je déteste spoiler un livre (d’autant plus celui-ci).

Si vous allez chez votre libraire ce jour, date de sa parution, vous aurez entre les mains un thriller psychologique (étrange/surnaturel) à la frontière volontairement floue et aux « characters » extrêmement bien étudiés.
Entre les lignes, c’est également une critique sociale et judiciaire de l’Amérique.

Le suspense, l’angoisse grandissent comme il se doit au fil des pages mais pas forcément de la manière dont on les entend traditionnellement.
En cela j’ai trouvé Dathan Auerbach original et donc intéressant.

Sa lecture rend un peu dingue et la fin (sans révéler quoi que ce soit) laisse le lecteur libre quant à son interprétation.
C’est voulu par l’auteur après lui avoir posé la question.

Dernière chose : vous n’irez certainement plus jamais au supermarché avec l’esprit tranquille.

Et donc pour en savoir plus, lisez-le !
Franchement, l’écrivain est sacrément prometteur…

Note de l’éditeur (Belfond Noir) :

« On dit que, passé quarante-huit heures, les chances de retrouver une personne disparue sont quasi nulles. Deux jours pour ratisser les bois alentour, frapper à toutes les portes, remuer ciel et terre. Passé ce délai, l’espoir n’est plus permis.

Eric, trois ans, a disparu il y a cinq ans. Peu à peu, les affichettes ont jauni, les policiers se sont désintéressés de l’affaire, la vie a repris son cours dans cette petite ville désaffectée de Floride.

Pas pour Ben, le grand frère de la victime. Qui ne s’est jamais remis du drame. Qui a vu sa famille sombrer. Mais qui n’a jamais cessé ses recherches.

Recruté en tant que magasinier de nuit dans le supermarché même où Eric a disparu, Ben sent que les lieux ont quelque chose à lui révéler. Quelqu’un sait où est son frère, une personne qui prend un malin plaisir à se jouer de lui. Qui ? Le directeur qui n’a jamais collaboré à l’enquête ? Ses collègues auxquels il a accordé trop vite sa confiance ? Mais il y a plus que ça, une présence impalpable, diffuse, qui brouille ses pensées… Qui est ce bad man dont l’ombre inquiétante plane sur la ville ? »

Traduction : Nathalie Peronny.

Merci encore à Léa et à Belfond via la toujours sympathique Anaïs.

« Sukkwan Island » de David Vann…

Tout va bien.
Enfin, à peu près bien.
Et puis tout à coup…

Le premier roman « nature writing » de David Vann est digne d’un uppercut.
Le huis clos en Alaska à l’atmosphère si particulière et le nombre très restreint de personnages participent au malaise qui monte crescendo, jusqu’au dénouement final.

Très psychologique, « Sukkwan Island » est un livre qui vous prend aux tripes et que vous ne serez pas prêt(e)(s) d’oublier.

En dire plus serait le dévoiler donc, belle lecture à tous !

Note de l’éditeur (Gallmeister) :

« Une île sauvage du Sud de l’Alaska, accessible uniquement par bateau ou par hydravion, tout en forêts humides et montagnes escarpées. C’est dans ce décor que Jim décide d’emmener son fils de treize ans pour y vivre dans une cabane isolée, une année durant. Après une succession d’échecs personnels, il voit là l’occasion de prendre un nouveau départ et de renouer avec ce garçon qu’il connaît si mal. La rigueur de cette vie et les défaillances du père ne tardent pas à transformer ce séjour en cauchemar, et la situation devient vite incontrôlable. Jusqu’au drame violent et imprévisible qui scellera leur destin. Sukkwan Island est une histoire au suspense insoutenable.

Avec ce roman qui nous entraîne au cœur des ténèbres de l’âme humaine, David Vann s’installe d’emblée parmi les jeunes auteurs américains de tout premier plan.

Ce roman a remporté les prix Médicis étranger 2010, prix des lecteurs de L’Express, prix de la Maison du livre de Rodez, prix du Marais 2011 des lecteurs de la médiathèque L’Odyssée de Lomme. Depuis son formidable succès en France, ce roman a été traduit en dix-huit langues et est aujourd’hui disponible dans soixante pays du monde. Une adaptation cinématographique est en cours. »

« Candyland » de Jax Miller…

{Lecture commune du mois de décembre du #picaboriverbookclub }

Je me suis plongée dedans, je l’ai arrêté, je l’ai repris, j’ai failli le refermer définitivement, j’ai persisté…
Certaines copines Picabettes (qui se reconnaîtront ) m’ont motivée et m’ont dit de m’accrocher car au final il était super…
Mais là j’avoue : à un peu plus de 200 pages lues, je jette l’éponge !

Je n’arrive pas à être touchée par les personnages, l’histoire ne me passionne pas du tout et surtout, j’ai un souci avec l’écriture (ou la traduction) que je trouve assez pauvre…

Alors comme ma PAL fait toujours de la concurrence à la Tour de Pise et que j’ai appris à me donner le droit d’abandonner une lecture qui ne me plaît pas, voilà voilà.

Nul doute qu’il trouvera quelqu’un qui l’appréciera…

Note de l’éditeur (J’ai lu) :

« Sadie Gingerich, une ancienne amish, est seule dans sa confiserie d’une ville minière de Pennsylvanie. Sa vie est bouleversée lorsque son fils est assassiné par sa petite amie, Allison. Cruauté du destin, Sadie rencontre Danny, le père d’Allison, en proie à ses propres démons. Leurs lourds passés et le choc du meurtre s’entremêlent pendant l’enquête de police, révélant une vérité indicible.
Entre les doux pâturages de la communauté amish, les montagnes isolées du Nord et les villes minières abandonnées de la Rust Belt, la vie et l’amour sont broyés, laminés par la drogue et la pauvreté de l’Amérique rurale. Un lieu où les rêves ne se réalisent jamais et où les fins heureuses n’existent pas. »