« Chère Mamie » de Virginie Grimaldi…

Chère Virginie Grimaldi,

Je viens de terminer votre « Chère Mamie » et il n’y a pas à dire : vous avez vraiment le chic pour vivre et raconter des situations complètement farfelues qui nous font rire à en pleurer ! (je suis désormais certainement considérée comme folle à lier sur les lignes du métro 2, 11, 1, 9, 3 et celle du bus 96 tellement je n’ai pas pu me retenir… Merci à vous !).

Que celles et ceux qui veulent en savoir plus s’offrent ces petites pépites virtuelles à jamais couchées sur un joli papier que je n’ai (étrangement) pas eu envie de corner.
Elles font un bien de dingue parce qu’elles réconfortent autant qu’un doudou, un bon thé, une couverture douille-douille, un pyjama pilou pilou, des chaussettes chat, des chaussons panda, les ronrons de poilus et j’en passe. Pour dire…

Ne comptez pas sur moi pour dévoiler plus mes impressions de lecture : à 5 € le recueil de lettres, que les blogueurs lecteurs arrêtent d’attendre les SP aillent donc faire un tour chez leurs libraires (indépendants), d’autant plus que c’est pour la bonne cause. Il ne faudrait pas exagérer non plus !

Vous êtes vraiment une sacrée nana. Enfin, il me semble.
Nous nous croiserons peut-être un jour sur nos licornes respectives.
En attendant, je continuerai à vous écrire après chacun de vos livres lus.

Bien à vous

Céline / Charthémiss

Note de l’éditeur (Le Livre de Poche) :

« Chère mamie,
J’espère que tu vas bien, et surtout que tu es assise. Il y a plus d’un an, j’ai commencé à t’écrire des petites cartes sur les réseaux sociaux. Des chroniques du quotidien décalées, rédigées en gloussant. Je ne m’attendais pas à ce que mes aventures deviennent un vrai rendez-vous… Alors une idée a germé : et si ces rires partagés devenaient utiles ? J’ai immédiatement pensé à l’association CéKeDuBonheur, dont j’aime la philosophie et l’engagement.
Dans ce livre, tu trouveras plein d’inédits. Des photos pour illustrer. Des grands bonheurs, des petits malheurs, de la vie. Tu m’as donné l’amour des mots, j’ai hâte que tu découvres ceux qui te sont destinés.
Gros bisous à toi et à papy, Ginie

L’association CéKeDuBonheur aide les services pédiatriques à améliorer les conditions de vie des enfants séjournant à l’hôpital à travers de multiples actions. »
www.cekedubonheur.fr

« Lettres d’Orient » de Gustave Flaubert…

Alors là, si vous souhaitez avoir une autre vision de Gustave Flaubert, ce livre est pour vous !
Si jusque là il vous ennuyait à mourir, il va aiguiser votre intérêt…

Nous sommes bien loin de ses romans les plus connus « Madame Bovary », « Salammbô » ou « L’Education sentimentale » classiquement étudiés et réétudiés pendant nos études…

Ces lettres nous révèlent une intimité peu connue de l’écrivain, une écriture sans fard, beaucoup moins lisse, plus « brute de décoffrage » parce que dénuée de tous tabous.
On peut dès lors comprendre qu’elles soient restées longtemps confidentielles…

Au-delà du mythe, le portrait d’un homme.

Livre lu dans le cadre du Reading Classics Challenge 2018 du mois d’octobre.

Note de l’éditeur (Macha Publishing) :

« Gustave Flaubert a 28 ans lorsqu’il part pour un long voyage en Orient, en compagnie de son ami Maxime Du Camp, écrivain et photographe. Tout au long de son aventure, qui le mènera en Egypte puis à Jérusalem, en Syrie et en Grèce, il entretient une correspondance suivie avec Louis Bouilhet, écrivain et ami. Longtemps restées confidentielles, ces lettres nous révèlent la face intime du célèbre auteur de Madame Bovary et nous dévoilent notamment sa bisexualité.
Au fil des échanges, le grand écrivain apparait sans fard, parlant sans détour de ses expériences charnelles et de ses amours. D’une étroite et instinctive imbrication entre l’intimité brute et la pensée intellectualisée naissent la richesse de ces textes et un portrait complexe d’un homme. Au-delà du mythe. »

« Histoire d’un voyage de six semaines  » de Mary Shelley et Percy Bysshe Shelley…

Refusant de lire deux fois le même livre, il a fallu que je réétudie la bibliographie de Mary Shelley et je suis tombée sur ce titre qui a forcément titillé la voyageuse que je suis.
Et j’ai bien fait parce que je me suis régalée à la lecture !
Traduit pour la première fois, il s’est révélé être une petite pépite comme je les aime.

J’ai ainsi pu me faire une autre vision de l’écrivain si connue pour son roman « Frankenstein ».
En effet, lorsque j’ai lu ce dernier il y a bien longtemps désormais, l’histoire était telle qu’elle avait primé sur le fond et avait effacé de ma mémoire tout le reste.
Dans ce récit de voyage, j’ai pu ressentir tout le souffle romanesque, toute la poésie servie par la SUBLIME plume de Mary Shelley.

J’aurais juste aimé qu’il comporte plus de pages tellement j’ai apprécié non seulement l’écriture donc mais encore les détails d’une époque relevés avec précision et intérêt.

Belle lecture à tous !

Livre lu dans le cadre du Reading Classics Challenge 2018 du mois d’octobre.

Note de l’éditeur (Textuelles) :

« Le 28 juillet 1814, alors qu’il est déjà marié et père d’un enfant, Percy Bysshe Shelley s’enfuit sur le Continent avec la toute jeune Mary Godwin. Dans un étonnant périple de six semaines, à pied, à dos d’âne, en voiture ou en canoë, ils vont traverser une France dévastée par les guerres révolutionnaires avant de gagner la Suisse puis de suivre le cours enchanté du Rhin en Allemagne et en Hollande. Deux ans plus tard, les voici repartis vers la Suisse, à Genève, où Byron les rejoint bientôt pour un été qui appartient à la mythologie littéraire comme celui où la future Mary Shelley conçut l’idée de Frankenstein. Sur les pas de Rousseau ou en excursion sur la Mer de Glace, les jeunes gens découvrent des lieux émouvants ou sublimes qui laisseront une empreinte durable sur leur œuvre littéraire. Écrit à deux mains, Histoire d’un voyage de six semaines, publié à l’automne 1817, contient leurs impressions de ces deux voyages ainsi que l’un des plus grands poèmes de Percy Shelley, « Mont Blanc ». Entre fragmentation et unité, réalité et invention, cette œuvre profondément romantique, traduite pour la première fois intégralement en français, fait du récit de voyage une véritable composition poétique. »

« Correspondance passionnée » d’Anaïs Nin et Henry Miller…

La correspondance est une des formes littéraires que j’affectionne depuis très longtemps.
Je pense que cela remonte aux « Liaisons dangereuses » de Pierre Choderlos de Laclos.

Dans mes chouchous (non exhaustifs et dans le désordre) on trouve Kafka et Miléna, Anne Pingeot et François Mitterrand, Alexandra David-Néel et son mari, Madame de Sévigné, Camille Claudel et Rodin, Frida Kahlo, George Sand…

Grâce au Reading Classics Challenge de ce mois de juin, mon choix s’est donc porté tout naturellement sur les lettres passionnées que se sont échangés Anaïs Nin et Henry Miller.

Ce que j’aime particulièrement c’est qu’au-delà des mots fleure bon une époque, malheureusement révolue.
C’est délicieusement exaltant.

Ce recueil rejoint ces livres (peu nombreux) que j’aime feuilleter de temps en temps parce que j’apprécie les faire infuser, les savoir là, non loin de moi et prêts à être ouverts et réouverts au gré de mes envies.

C’est tout simplement beau, et cela fait du bien.

Belle lecture à tous !

Note de l’éditeur (Stock) :

« Je serai la seule femme que vous n’aurez jamais? Une vie trop intense diminue l’imagination : nous ne vivrons pas, nous ne ferons qu’écrire et parler pour faire gonfler les voiles. »
Anaïs Nin et Henry Miller ont entretenu pendant vingt ans une correspondance passionnée. Commencée en 1932, elle s’achève en 1953, en Californie, alors qu’ils sont tous les deux devenus célèbres. Récit d’un amour fou, qui fait place peu à peu à la tendresse, ces lettres expriment la bienveillance constante qui anime la relation entre ces deux écrivains d’exception.
La sélection qui a été faite – Nin et Miller s’écrivaient tous les jours – suit l’évolution de leurs rapports au travers des années et offre un complément aux Cahiers secrets qui révélaient la passion littéraire et amoureuse qui les a unis. Le lecteur assiste à des échanges passionnants sur le devenir de leur oeuvre et le sens de l’écriture. Sans complaisance l’un envers l’autre, ils s’encouragent, sans cesser de s’adresser critiques et conseils sur leurs travaux respectifs.
Cette correspondance constitue également un témoignage sur l’époque passionnante que ces deux êtres ont traversée et les personnalités du monde des lettres et des arts qu’ils fréquentaient. Deux personnages exceptionnels unis dans une fidélité essentielle, physique, matérielle et littéraire.