« North & South »

Je ne fais pas référence ici à la mini-série historique américaine de 1985, 1986 et 1994 (que j’avais d’ailleurs appréciée à l’époque au passage) mais à la britannique qui date de 2004 et qui est adaptée du roman éponyme d’Elizabeth Gaskell publié en 1855.

Si elle est romanesque à souhait et l’atmosphère typiquement british, l’histoire évoque également et surtout ai-je envie de dire la dure réalité économique et sociale vécue par le Nord du territoire, l’immigration irlandaise et la révolution industrielle à travers les filatures de coton.

Les deux personnages principaux (Margaret Hale et John Thornton) ne sont pas sans rappeler Elizabeth Bennet et Mr Darcy de Jane Austen.

Bref, c’est un régal ! (en tout cas pour les amoureux du genre comme moi)

Synopsis (Wikipedia) :

« Dans les années 1850, Margaret Hale et ses parents abandonnent le presbytère de Helstone, dans le sud de l’Angleterre pour Milton, une ville manufacturière du Nord où Mr Hale, qui a décidé de quitter le clergé officiel, est assuré de trouver un emploi de professeur. La famille s’efforce de s’adapter aux coutumes difficilement compréhensibles pour elle, de la ville industrielle, entrant en relation avec les riches et entreprenants Thornton, propriétaires d’une importance manufacture de coton.

John Thornton, le patron, devient l’élève et l’ami de Mr Hale, mais se heurte à Margaret, scandalisée par son intransigeance et la misère dans laquelle vivent les ouvriers. Elle, de son côté, devient l’amie de Bessy Higgings, une ouvrière de son âge, et de son père, un responsable de l’Union qui programme bientôt une grève longue et dure. Mais la grève se termine dramatiquement et la succession de deuils qui accable Margaret l’éloigne de Milton.

L’intrigue amoureuse entre la fière Margaret, pleine de préjugés contre le Nord, et le charismatique Thornton, chevalier de la jeune industrie cotonnière, se noue dans le cadre d’une grande fresque industrielle où l’amitié et les relations familiales ont aussi leur rôle à jouer. »

« La libraire » de Penelope Fitzgerald…

C’est grâce à l’adaptation cinématographique sortie dans les salles obscures le 19 décembre 2018 (que je n’ai pas encore vue cela soit dit en passant) que j’ai eu envie de me plonger dans « La libraire ».

Une atmosphère anglaise comme je les aime, une touche de cruauté sociale, beaucoup d’humour,  une folle envie de réaliser un rêve…
Il n’en fallait pas plus pour que je succombe à ce petit bijou littéraire de Penelope Fitzgerald.

Belle lecture à tous !

Note de l’éditeur (Petit Quai Voltaire Editions La Table Ronde) :

« Rendez-vous au Cupcake Café » de Jenny Colgan…

Ce livre est dédié je cite « A tous ceux qui ont déjà léché la cuillère ».
Une sympathique et gourmande entrée en matière comme je les apprécie…

C’est un bon Chick Lit, un véritable page turner !
Une fois les personnages installés, on veut irrésistiblement connaître la suite.
Les lignes fleurent bon les cupcakes et autres gourmandises. Certains chapitres nous offrent même la recette de ces pousse-au-crime culinaires…

Une lecture certes facile, pleine de bons sentiments mais je n’ai pas boudé mon plaisir.

Le seul hic : plus on tourne les pages, plus on a faim !

A noter que c’est un bon récapitulatif pour celles et ceux qui souhaiteraient ouvrir un p’tit endroit charmant comme celui-là. Le positif et le négatif sont traités de manière factuelle.
J’ai ressenti une certaine réminiscence d’écho…

Note de l’éditeur (Pocket) :

« Izzy est une fée de la pâtisserie. Elle a passé son enfance dans la boulangerie de son grand-père, et a indéniablement hérité de son talent. Chaque semaine, ses collègues du bureau se régalent de ses cupcakes colorés et autres brownies ultrafondants…
Lorsqu’elle se fait licencier par son futur ex-petit-ami, Izzy sent grandir en elle une idée folle : et si elle ouvrait son propre cupcake café ? Le projet est un peu risqué, le chemin semé d’embûches, mais lorsqu’elle découvre un magasin à louer dans une ruelle pavée, elle se lance dans l’aventure, et dans une nouvelle vie ! »

Si vous voulez suivre Jenny Colgan, c’est par l@ : « Life is sweet with Jenny Colgan » .

« Agnès Grey » d’Anne Brontë…

31 juillet : sur le fil du rasoir… (2/2)

Deuxième choix du mois de juillet (qui s’achève ce soir) du Reading Classics Challenge 2018 : Brontë !

J’ai choisi de découvrir Anne que je n’avais, oui j’ose le dire,  jamais lue…
A mes yeux le challenge sert à ça : me faire découvrir des livres que je n’ai jamais ouverts sinon, c’est d’la triche ! :P 

Se plonger dans les soeurs Brontë est toujours un délice pour l’anglo-saxonne de coeur que je suis.

Ce que j’ai aimé en l’espèce, outre l’analyse, la satire sociale de tout une époque ? Le style « journalistique » d’Anne (le roman est écrit à la première personne) que j’ai trouvé vraiment intéressant pour le traitement du sujet : elle a été elle-même gouvernante avant son (trop jeune) décès; elle savait donc exactement  de quoi elle parlait.
Connaître ce détail biographique donne aux lignes une sensibilité et une intensité particulières.

Belle lecture à tous !

A noter la belle traduction de Ch.Romey et A.Rolet revue et préfacée par Isabelle Viéville Degeorges.

Note de l’éditeur (Archipoche) :

« Élevée au sein d’une famille unie mais pauvre – qui n’est pas sans rappeler la fratrie Brontë -, Agnès Grey, 18 ans, fille d’un pasteur d’un village du nord de l’Angleterre, décide de tenter sa chance dans le monde en se faisant gouvernante. Trop discrète et inexpérimentée, elle est vite confrontée à la dure réalité dès son arrivée chez la famille Bloomfield.
Désarmée face à l’indiscipline des enfants gâtés dont elle a la garde, et à l’indifférence cruelle des adultes, elle est renvoyée au bout de quelques mois. Dans l’obligation de subvenir à ses besoins, elle trouve alors un emploi chez les Murray. Les jours passent, avec leur lot de monotonie et de difficultés, jusqu’à l’arrivée du nouveau pasteur, Mr Weston… »

« Le visiteur inattendu » d’Agatha Christie…

Trouver un Agatha Christie non encore lu relève de l’exploit, mais j’ai réussi à le relever avec brio pour le Reading Classics Challenge du mois d’avril après mon Marivaux .

Voici mon p’tit rapport factuel, sans aucun spoil, rédigé avec mes deux fidèles chatssistants :

Présents : 10 personnes
Absents : Hercule Poirot et Miss Marple
Particularité : roman adapté de la pièce de théâtre initiale
Temporalité : vers minuit un soir de novembre et le lendemain
Lieu : maison isolée des Warwick en Galles du Sud près du canal de Bristol
Victime : Richard Warwick (une balle dans la tête)
Arme du crime : revolver
Coupable(s) : en apparence sa femme mais meurtre qui a pu être commis par tous ceux qui se trouvent là
Ambiance : huis clos dans une maison
Point de départ : un visiteur

Une fois de plus, Agatha nous balade et elle se fiche bien de nous franchement au final, comme elle sait si bien le faire !

Elle reste pour moi LA Reine incontestée et inégalée du crime malgré de très bons nouveaux « disciples » contemporains…

Belle enquête à tous !

L'Ile aux Esclaves Marivaux Editions Folio Le visiteur inattendu Agatha Christie Editions Le Masque

Note de l’éditeur (JC Lattès Le Masque) :

Minuit, un coup de feu retentit dans la grande maison isolée des Warwick. Laura vient de tuer son mari Richard, d’une balle dans la tête. Il est vrai qu’il l’a bien cherché et que personne ne le regrettera. L’affaire semble entendue mais il faut parfois se méfier des apparences. Après tout, Laura n’est pas la seule qui voulait se débarrasser de lui, il y a aussi sa propre mère, miss Bennett la gouvernante, ou encore Angell le majordome. Mais voici qu’un visiteur inattendu pénètre sur la scène du crime. Est-ce un hasard ? Et pourquoi propose-t-il élégamment à Laura d’effacer les traces de sa culpabilité ?