« My cousin Rachel »

Adaptation du roman éponyme de Daphné du Maurier, nul doute que cette version est bien plus intéressante à mes yeux que celle de 1952 avec Olivia de Havilland et Richard Burton. Et pourtant j’adore les vieux films…

Là, nous nous glissons vraiment dans la peau ambiguë du personnage grâce à Rachel Weisz (magistrale dans le rôle !!). Elle y est mystérieuse, clivante, énigmatique et envoûtante à souhait.

Est-elle coupable ou pas ?
J’ai beaucoup apprécié le fait que le réalisateur suivent la plume de l’écrivain et ne tranche pas la question que l’on se pose tout au long de l’histoire.

Très réussi, je vous le recommande vivement !

Pitch (Wikipedia) :

« Au début du xixe siècle, un jeune homme anglais, Philip Ashley, apprend que son cousin quadragénaire, Ambroise Ashley, avec qui il est étroitement lié, vient de se marier au cours d’un voyage en Italie avec une mystérieuse veuve, Rachel. Jaloux, Philip déteste déjà sa nouvelle cousine.

Et vient le jour où Philip reçoit une lettre d’Ambroise lui disant qu’il soupçonne sa femme de l’empoisonner. Peu de temps après Ambroise meurt. Le jeune homme va alors décider de venger coûte que coûte la mort de son cousin.

Philip reçoit chez lui Rachel. Mais elle n’est pas la femme qu’il s’était tant de fois imaginé. Il finit par tomber amoureux d’elle. Il monte des projets avec elle, jusqu’au jour où il sera confronté à la réalité… »

« Le goût des merveilles »

« Au cœur de la Drôme provençale, Louise élève seule ses deux enfants et tente de préserver l’exploitation familiale. Un soir, elle manque d’écraser un inconnu au comportement singulier. Cet homme se révèle vite différent de la plupart des gens. Et sa capacité d’émerveillement pourrait bien changer la vie de Louise et de sa famille. » (AlloCiné)

Ce film traite de l’autisme de manière sensible, douce, poétique mais non moins réaliste (le réalisateur s’est longtemps documenté sur le sujet).

Tous les acteurs sont d’une grande justesse et la direction de la photographie est sublime.

Bref j’ai passé un excellent moment de (home) cinéma, comme je les aime.

A voir !

« Le crime de l’Orient Express » (2017)

Lorsque Kenneth Branagh revisite un des plus célèbres livres d’Agatha Christie, film rime avec théâtre d’autant plus lorsqu’il campe lui-même le personnage d’Hercule Poirot !

A la base je suis TRES David Suchet (j’ai toute la série avec lui devant laquelle je mets régulièrement parce que je ne m’en lasse pas : pour moi il incarne le détective belge à la perfection !) et un peu Albert Finney ou Peter Ustinov.

Ce que j’ai particulièrement apprécié dans cette nouvelle version ?
La beauté des décors, l’atmosphère de l’époque bien sûr mais surtout je crois le fait que le réalisateur-acteur ait pris quelques libertés qui insufflent un vent nouveau et un peu de modernité sans travestir pour autant la trame de l’histoire initiale.

La cohorte de personnes connues pour les différents rôles est impressionnante.
Etait-ce nécessaire ? Je ne sais pas mais ils jouent chacun à la perfection un rôle dans lequel nous n’avons pas l’habitude de les voir.

Bref à mes yeux et comme vous l’aurez compris, c’est réussi !

Et puis la fin suggère qu’il y aura une nouvelle adaptation de « Mort sur le Nil ».
J’en trépigne d’impatience…

 

« Parole contre parole »

Une fois n’est pas coutume, parlons du téléfilm (c’est bien de cela dont il s’agit) qui est passé sur France 2 hier au soir.

Une femme, commissaire priseur, passe la soirée avec le propriétaire du tableau qu’elle vient de vendre. Le dîner sera suivi d’un verre dans la maison de campagne de ce dernier, lequel sera suivi d’un viol.
Manque de chance pour lui : il retrouve sa femme morte au petit matin en rentrant.
Il vaut mieux être inculpé d’un viol que d’un meurtre à la réflexion, mais la vengeance est un plat qui se mange froid…

Un scénario assez machiavélique au final vous l’aurez compris, mais également en parallèle une descente aux enfers psychologique ultra réaliste (résignation, déni, dépression et j’en passe).
Elsa Lunghini (LA chanteuse de mon adolescence) nous offre une palette magnifique et subtile de son talent d’actrice dans ce rôle pour lequel elle a reçu le Prix de la meilleure interprétation féminine du Festival de Luchon en février dernier. Elle m’a littéralement bluffée.

C’était un moment glaçantémouvant et touchant, comme la télévision en propose peu.

Je recommande vivement !

« Séraphine »

Ce film que j’ai trouvé très beau et touchant retrace la vie de Séraphine de Senlis, femme de ménage et peintre autodidacte, plus précisément de sa rencontre avec le critique / marchand d’Art et collectionneur allemand Wilhelm Uhde jusqu’à son internement dans un asile psychiatrique en 1932.

A noter l’admirable prestation de Yolande Moreau qui avait reçu un César (mérité donc) pour ce rôle.

Merci à ma Mum et mon Papou pour le prêt… ;)