« Miró » (Grand Palais, Paris)

Plus de 150 oeuvres retraçant 70 ans de création…

On dit de lui qu’il fût cubiste, fauve, détailliste, surréaliste…
Oublions les étiquettes pas forcément adaptées à l’Artiste, en tout cas à la vision qu’il avait de lui-même.

« De la même façon que l’on a enfermé Picasso parmi les cubistes, 
on m’a collé l’étiquette de surréaliste.
Cependant, avant tout et par-dessus tout, 
je tiens à conserver mon indépendance rigoureuse, absolue, totale. »
(24 janvier 1931)

J’ai plus envie de dire qu’il a été un inventeur de génie à l’imaginaire hors norme !

Comme Picasso, ses techniques furent variées : huile, pastel, dessin, céramique…

J’avais l’impression de tout connaître de lui.
Cette rétrospective m’a permis d’admirer aussi certaines de ses oeuvres jusque là jamais vues en France, voire totalement méconnues.

En cela je remercie le Grand Palais.

En revanche côté monde de dingue, ce fût une autre histoire.

Je rêve un jour de pouvoir être enfermée et de profiter seule de ce genre d’exposition.
Juste pour pouvoir profiter comme il se doit de ce qui est offert à mes yeux.

Alors, pour toutes celles et ceux qui n’ont pas eu la chance de pouvoir y aller, voici quelques photographies…

« Le travail continue.
Je crois avoir abouti à vous transporter à un monde d’une réelle irréalité. »
(19 février 1936)

« Je considère mon atelier comme un potager »
(15 février 1959)

« Cités millénaires : voyage virtuel de Palmyre à Mossoul » (Institut du Monde Arabe, Paris)

Je me suis rendue à cette exposition le 1er janvier dernier.

Il m’a fallu un moment pour digérer ce que j’y ai vu.
Et je ne suis pas certaine de pouvoir en parler comme il se doit.

J’en suis ressortie très marquée.
De telles beautés détruites au nom d’une cause que je ne cautionnerai jamais, cela ne peut que soulever le coeur.

L’exposition permet de montrer à celles et ceux qui ne s’y sont jamais rendus Mossoul, Alep, Palmyre et Leptis Magna, les trésors d’Architecture et de Culture qu’étaient ces villes d’Irak, de Syrie et de Libye avant que de terribles conflits ne provoquent de telles horreurs destructrices.

Avant en noir et blanc.
Aujourd’hui en couleurs, en 3D et en réalité augmentée avec les voix d’archéologues, de conservateurs et d’habitants qui se mobilisent pour sauver ce qui peut encore l’être.

Entre révolte, sauvegarde du Patrimoine et espoir, un voyage numérique particulier qui ne peut pas laisser indifférent.

L’exposition a une date de fin : le 17 février prochain.
La guerre quant à elle…

« Zao Wou-Ki, l’espace est silence » (MAM, Paris)

De Zao Wou-Ki je ne connaissais pas grand chose avant qu’une amie écrivain m’en parle et m’incite à aller admirer l’exposition au MAM de Paris.

Elle a bien fait : ce fût une véritable révélation ! 

J’ai aimé les traits qui m’ont parfois fait penser à de la calligraphie, parfois à de la musique, parfois à des silences éloquents et parfois à rien (ce qui est déjà beaucoup quand on y réfléchit comme il se doit)…

L’art abstrait n’est pas évident à décrypter, à apprivoiser, mais certains Artistes ont le don de vous sortir de votre zone de confort et d’éveiller en vous des émotions qui transcendent leurs oeuvres. 

Merci Zao.
Je ne suis pas prête de vous oublier.

« Espèces en voie d’illumination » (Jardin des Plantes, Paris)

« 1ER FESTIVAL DES LUMIÈRES
AU JARDIN DES PLANTES DE PARIS

UNE BALADE NOCTURNE QUI ÉCLAIRE LES CONSCIENCES
ET LES VISAGES DES PETITS COMME DES GRANDS. »

(Museum National d’Histoire Naturelle)

Parfois il est inutile d’en écrire des tartines.

C’était vendredi soir avec mon amie Karine, et c’était tout simplement MAGIQUE !!

Vous avez jusqu’au 15 janvier 2019 pour éblouir vos yeux…

« Picasso, bleu et rose » (Musée d’Orsay, Paris)

Une énième exposition Picasso ?
Eh bien NON.

Celle-ci est une réussite totale : de nombreux tableaux de collections particulières jamais vus, une disposition des oeuvres qui offre une superbe évolution du travail de l’Artiste entre 1900 et 1906 (il n’était âgé que d’une vingtaine d’années) et qui met en lumière un lien entre les deux périodes souvent dissociées…

C’est magistral !

Vous avez jusqu’au 6 janvier 2019  pour aller l’admirer comme il se doit !

« L’espace d’une année, Picasso vécue cette peinture mouillée,
bleue comme le fond humide de l’abîme et pitoyable »
(Guillaume Apollinaire, La Plume, 15 mai 1905)

« A considérer cette manière, ce style preste et un peu hâtif, on se rend vite compte que M.P.R. Picasso veut tout voir, veut tout exprimer.
Certes, on imagine aisément que la journée n’est pas assez durable pour ce frénétique amant de la vie moderne »
(Gustave Coquiot, 1901)

Un GRAND MERCI à ma tante Claire et à Donatien Grau.