« Les grandes plaidoiries des ténors du barreau » : du livre de Matthieu Aron à la pièce « Plaidoiries » au Théâtre Antoine (Paris)…

Ex-étudiante en Droit, avec une forte accointance pour le Droit Pénal ET la Procédure Pénale, cette pièce et ce livre étaient pour moi ! 

Concernant la pièce de théâtre : 

Une mise en scène, une scénographie, un jeu de lumière et une musique servant admirablement les plaidoiries choisies parmi les cinquante proposées par Matthieu Aron…

Un comédien (Richard Berry au sommet de son art) qui ne fait plus qu’un avec les ténors du barreau une fois la robe enfilée…

Une mise en exergue des mots à travers des énigmes et des crimes, des sujets de société, des pans de l’Histoire à jamais gravés dans nos mémoires…

Cette pièce est en tout point une réussite et a une résonance forte face à la période assez troublée que nous traversons partout dans le monde.

Je vous la recommande vivement !

Concernant le livre : 

Et pour les amoureux de cette  éloquence merveilleuse qui tend malheureusement à disparaître si ce n’est dans les prétoires, je vous incite à prolonger ces envolées en lisant donc le livre qui a inspiré la pièce et qui me fait passer des instants de lecture passionnants qui nourrissent la juriste littéraire que je suis.

« Edmond » (Théâtre du Palais-Royal, Paris)

Rappelez-vous : il m’avait enchantée avec « Le porteur d’Histoire » …
J’avais raté « Le cercle des illusionnistes » (mais pourquoi diantre ?! )
Je suis donc allée voir « Edmond » hier après-midi et je me suis RÉ-GA-LÉE !!!

C’est imaginatif, poétique, intelligent, fin, bien pensé,  bref c’est FORMIDABLE !

Alexis Michalik fait revivre Edmond Rostand et tout ce qui fait le charme du  XIXe siècle en l’espace d’1h50.
C’est drôle, émouvant et j’en suis resortie absolument sous le charme de cette genèse théâtrale de « Cyrano de Bergerac » où il est question d’inspiration, de désir, de liberté, d’Amour…

Que ce soit la mise en scène, les comédiens, les costumes, les décors, les jeux de lumières et la musique, TOUT est réussi.
Et les p’tites références actuelles parsemées comme il faut sont des plus succulentes.

J’ai, comme qui dirait, eu l’impression d’avoir assisté à une représentation, une vraie, comme pour « Much ado about nothing » au Shakespeare Globe Theater à Londres (« So London« ).
Qui plus est dans LE PLUS JOLI des temples parisiens qu’est le Théâtre du Palais Royal !

Cet acteur, comédien et metteur en scène franco-britannique a décidément le don pour nous transporter dans ce que cet Art peut faire de mieux à mes yeux…

Vous l’aurez compris : JE RECOMMANDE VIVEMENT !

« 12 hommes en colère » (Théâtre Hébertot, Paris)

Aux États-Unis, un jury de douze hommes doit statuer sur le sort d’un jeune homme accusé de parricide, à l’unanimité selon le droit local en vigueur.
S’il est jugé coupable, c’est la chaise électrique qui l’attend…

Pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas, je n’en dis pas plus exprès !

Une mise en scène sobre qui sied à merveille au côté huis clos étouffant des délibérations…
Des comédiens tous profils très bien castés, au jeu impeccable…

Je vous encourage vivement à aller voir cette nouvelle adaptation théâtrale de ce drame judiciaire réalisé pour la première fois par Sidney Lumet en 1957 !

Un GRAND MERCI à Xavier qui se reconnaîtra.

« Grease Le Musical » (Théâtre Mogador, Paris)

Quand Mogador fait revivre John Travolta et Olivia Newton John, c’est irrésistiblement régressif et toute la salle en redemande !

La troupe est jeune, dynamique et terriblement entraînante.
Elle interprète certaines chansons en français, d’autres en anglais.
Rythme et humour sont au rendez-vous.

J’ai eu la chance d’assister à une Avant-Première hier au soir, et c’est vraiment TRES REUSSI.
Standing ovation aux rappels…
A NE PAS RATER ! (à compter du 28 septembre prochain)

Un GRAND MERCI à S.D qui se reconnaîtra…

Grease Le Musical

« Des écrivains parlent d’argent » (Théâtre de Paris)

Du GRAND, du TRES BON Luchini (comme toujours ai-je envie de dire) pour tous ceux qui, comme nous, l’apprécient.

Des textes toujours aussi admirablement bien choisis dans lesquels il mêle  (comme il sait si bien le faire) l’actualité politique agrémentée d’une pointe d’auto-dérision.

Ou comment donner un coup de jeune (si tant est que cela soit nécessaire) à Péguy, Marx, Hugo, Freud, Céline, La Fontaine et tant d’autres…

35 mn de pur bonheur en plus (la durée initiale est de 1h30).
Hier au soir c’était la Première, et c’est déjà un triomphe !

Pour ceux qui n’avaient pas, comme nous, réservé 6 mois avant, c’est (malheureusement pour vous) complet…