« Un manoir en Cornouailles » d’Eve Chase…

Le titre, la couverture, l’endroit où l’intrigue se déroule avaient tout pour me plaire et je n’ai pas été déçue… 

Le lecteur oscille classiquement entre deux temporalités, 1968 et plus de trente ans plus tard, dans un lieu unique, le Manoir de Pencraw appelé également le Manoir des Lapins noirs. 

Comment vous parler de ce livre sans révéler quoi que ce soit ? 
C’est compliqué… 
Si je vous dis Cornouailles, mort et secrets de famille vous embarquez ? 

Ce n’est pas un thriller mais une fois plongés dans ce (premier) roman vous aurez du mal à vous en détacher : vous vous attacherez assurément à tous les personnages et vous serez portés par cette histoire joliment romanesque empreinte de mystères envoûtants et captivants bien ficelés. 

A toutes celles et tous ceux qui aiment les atmosphères so british à la Daphné du Maurier pour ne citer qu’elle, je recommande vivement.
Le tout accompagné d’un excellent Earl Grey bien évidemment (et d’un poilu attentif). 

Belle lecture à tous ! 

©Céline Huet-Amchin

Note de l’éditeur (10/18) : 

« Cornouailles, 1968. Pencraw, un grandiose manoir en ruine dans lequel les Alton élisent domicile l’été. Le temps semble s’y être arrêté et défile sans encombre. Jusqu’au drame qui vient bouleverser leurs vies et arrêter le temps à jamais.Cinquante ans plus tard, avec son fiancé Jon, Lorna roule à la recherche du manoir des Lapins noirs, cette maison où elle a séjourné enfant. Elle rêve d’y célébrer son mariage. Tout dans cette vieille demeure l’appelle et l’attire. Mais faut-il vraiment déterrer les sombres mystères de ce manoir en Cornouailles ? »

« Jackie, une icône » (Galerie Joseph, Paris)

On ne présente plus Jackie dont on connaît tout ou presque.
En tout cas ce qu’elle a bien voulu partager publiquement…

Jacqueline Lee Bouvier (un premier nom correspondant au prénom de l’assassin présumé de son premier mari… l’aviez-vous remarqué ?)
Jackie Kennedy.
Jackie O.
Un diminutif comme une marque.

Beauté cultivée peu commune, femme du président JFK, « Reine de l’Amérique », icône de mode copiée mais jamais égalée, femme plus libre de ses choix et de son destin après la mort de Robert Kennedy en 1968… 

L’exposition proposée par la Galerie Joseph jusqu’au 1er septembre prochain ne nous apprend rien de particulier mais offre aux visiteurs un parcours complet de sa vie, tout particulièrement ses années avec John. 

La scénographie sait émouvoir.
Ainsi voir les clichés de JFK et de Jackie peu de minutes avant l’assassinat, le moment où Johnson a prêté serment devant la jeune veuve au visage fantômatique dans l’avion présidentiel nous remémore tout le tragique qu’a connu cette famille ultra médiatisée qui ne sait pas arrêté en 1963… 

Les photographies sélectionnées sont belles, choisies avec goût, très bien mises en valeur et les vidéos proposées au 1er étage à voir et/ou à revoir des plus intéressantes.

Je recommande vivement. 
Belle visite à tous ! 

©Céline Huet-Amchin

Galerie Joseph
16 rue des Minimes
75 003 Paris

Tous les jours de 11h à 20h y compris jours fériés
Nocturnes jusqu’à 22h les vendredis et samedis

J’avoue qu’une photo m’a particulièrement meurtrie…
Que dire de plus que le texte qui l’accompagne ? Rien. 
Ou quand la mode provoque des ravages…

©Céline Huet-Amchin

Après l’exposition, j’ai enchaîné avec le film « Jackie ».
Nathalie Portman campe le personnage avec tout le brio qui la caractérise. 
Le pitch ? Jackie reçoit une semaine après l’assassinat un journaliste venu l’interviewer et revient par le biais de flash back sur sa vie avec JFK. 

Puis une chose en entraînant une autre, j’ai avalé la mini-série « Les Kennedy ».
J’avoue avoir été bluffée par la qualité d’interprétation de Katie Holmes dans le rôle de Jackie. 
Cette réalisation revient sur le clan dans toute sa splendeur : ses relations, ses appuis plus que douteux, le rôle de Kennedy père, les blessures de tout une famille plus ou moins connues et sous-entendues… 
Plus vrai que nature : passionnant ! 

« Les mille et une vies de Billy Milligan » de Daniel Keyes…

Une fois commencé, vous aurez du mal à le lâcher !
634 pages. D’une seule traite donc. 

Une dissociation de la personnalité.
Des viols.
L’irresponsabilité pénale. 

Une histoire vraie : celle de William Stanley Milligan (1955-2014).

Au fur et à mesure que le lecteur tourne les pages, il découvre les différentes personnalités qui habitent Billy Milligan : 24 au total ! Oui, oui, vous avez bien lu…
Les 10 principales et les secondaires (les « indésirables ») d’où découlent différents traits de caractère, différents âges, différents sexes (et orientations sexuelles), différentes langues et accents… 

Une (dé)construction en trois parties.
Pour mieux connaître sa vie. Pour mieux « comprendre » le pourquoi, sans toutefois cautionner ou dédouanner évidemment. 
Et c’est bien là la force du livre. 

Sévices psychologiques, sévices physiques, sévices sexuels.
Billy Milligan s’est protégé comme il a pu ai-je envie de dire.

Tellement perturbant que le livre devient un véritable page turner, à en devenir un peu dingue… 

Si vous appréciez la psychologie, la psychiatrie qui  dépassent les frontières du droit (pénal), ce livre est pour vous.
Et si vous restez seul(e) dans votre tête une fois refermé, chapeau bas.

Une lecture fascinante.

©Céline Huet-Amchin

Remarques : 

Je préfère le titre en anglais « The minds of Billy Milligan » (littéralement « Les esprits de Billy Milligan »). 

Le Livre de Poche le classe dans les thrillers. Je n’ai pas trop compris étant donné que c’est plus une biographie. Certainement plus « vendeur »…  

Note de l’éditeur (Le Livre de Poche) : 

« Quand la police de l’Ohio arrête l’auteur présumé de trois, voire quatre, viols de jeunes femmes, elle pense que l’affaire est entendue : les victimes reconnaissent formellement le coupable, et celui-ci possède chez lui la totalité de ce qui leur a été volé. Pourtant, ce dernier nie farouchement. Son étrange comportement amène ses avocats commis d’office à demander une expertise psychiatrique. Et c’est ainsi que tout commence…
On découvre que William Stanley Milligan possède ce que l’on appelle une personnalité multiple, une affection psychologique très rare. Il est tour à tour Arthur, un Londonien raffiné, cultivé, plutôt méprisant, Ragen, un Yougoslave brutal d’une force prodigieuse, expert en armes à feu, et bien d’autres. En tout, vingt-quatre personnalités d’âge, de caractère, et même de sexe différents ! »

J’ai vu il y a plusieurs mois de cela le film « Split », inspiré de l’histoire de Billy Milligan. 
Si la performance de l’acteur (James McAvoy) est à relever, entre les deux je vous recommande vivement le livre !

« Jane »

Jane Goodhall.

Un documentaire inédit sur une femme formidable au parcours incroyable devenue primatologue (spécialiste des chimpanzés), éthologue et anthropologue mondialement connue et reconnue.

Ou comment réaliser ses rêves… 
Ou comment la vie est faite de choix…

A VOIR sur Netflix !

 

National Geographic

« 22/11/63 » de Stephen King…

Cela faisait bien longtemps que j’avais lu un Stephen King !
Parmi tous ceux qui figurent dans mes bibliothèques, celui-ci est assurément à classer à part.
Si vous n’appréciez pas cet écrivain de prime abord, peu importe parce que nous sommes loin de sa came horrifique traditionnelle (malgré certains clins d’oeil). 

22/11/63.
Assassinat de JFK bien sûr faut-il le rappeler ?!
Mais si on tentait de changer le cours de l’Histoire par un subterfuge dont le Maître a le secret ?
Tel est l’enjeu de cette intrigue palpitante au souffle romanesque incroyable qui fleure bon les sixties. 

J’avoue que l’on ne voit pas passer (et c’est tant mieux) les 1 044 pages.  
Dès les premières tournées, on se retrouve vite attaché aux personnages et embarqué dans ces voyages dans le temps. 

Derrière ce roman peu commun on peut ressentir un gros travail de documentation de l’auteur concernant la période mentionnée.

Oui, je peux vous avouer que King m’a littérairement impressionnée.
Vraiment. 

Belle lecture à tous ! 

 

©Céline Huet-Amchin

Note de l’éditeur (Le Livre de Poche) : 

« Imaginez que vous puissiez remonter le temps, changer le cours de l’Histoire. Le 22 novembre 1963, le président Kennedy était assassiné à Dallas. À moins que… Jake Epping, professeur d’anglais à Lisbon Falls, n’a pu refuser la requête d’un ami mourant : empêcher l’assassinat de Kennedy. Une fissure dans le temps va l’entraîner dans un fascinant voyage dans le passé, en 1958, l’époque d’Elvis et de JFK, des Plymouth Fury et des Everly Brothers, d’un dégénéré solitaire nommé Lee Harvey Oswald et d’une jolie bibliothécaire qui deviendra le grand amour de Jake. Avec une extraordinaire énergie créatrice, Stephen King revisite au travers d’un suspense vertigineux l’Amérique du baby-boom, des « happy days » et du rock‘n’roll. »