« Ragdoll » de Daniel Cole…

La couverture est déjà un teasing comme je les aime à elle toute seule :

« Un corps.
Six victimes.
Aucun suspect. »

Ce livre, j’ai failli ne jamais me plonger dedans, plus par agacement que par non envie.
Je vous explique…
Je devais rencontrer l’auteur grâce à Babelio. Je ne l’ai jamais reçu à temps ! (…) C’est typiquement le genre de choses qui, bien qu’anodines je le reconnais, m’exaspèrent. Du coup, je ne suis pas allée à l’évènement. Il m’est parvenu des semaines plus tard, et j’ai attendu que mon énervement retombe afin de pouvoir l’apprécier comme il se doit.

C’est une course contre la montre que l’on a du mal à lâcher une fois l’histoire commencée (et elle démarre sur les chapeaux de roues !).

Le lecteur est confronté à une double enquête : une judiciaire, l’autre journalistique; toutes les deux palpitantes.
Les personnages sont nous seulement bien choisis mais encore brillamment travaillés.
L’intrigue est ficelée aux p’tits oignons.

J’ai relevé une chose particulière qui a attiré mon attention et qui m’a donc plu  : ce thriller sort des sentiers battus mais à vous de découvrir pourquoi.
Je ne vous en dirai pas plus pour ne rien dévoiler…

Belle lecture à tous !

Note de l’éditeur (Pocket) :

« Un « cadavre » recomposé à partir de six victimes démembrées et assemblées par des points de suture a été découvert par la police. La presse l’a aussitôt baptisé Ragdoll, la Poupée de Chiffon. Tout juste réintégré au Metropolitan Police Service de Londres, l’inspecteur « Wolf » Fawkes dirige l’enquête sur cette effroyable affaire, assisté par son ancienne coéquipière, l’inspectrice Baxter. Chaque minute compte, car ce nouveau serial killer vient de communiquer, par voie de presse, une liste de six noms. Son programme de meurtres pour les jours à venir. Avec le meilleur pour la fin : Wolf lui-même… »

NDLR : Je lirai bien évidemment la suite, « L’Appât » .

« My cousin Rachel »

Adaptation du roman éponyme de Daphné du Maurier, nul doute que cette version est bien plus intéressante à mes yeux que celle de 1952 avec Olivia de Havilland et Richard Burton. Et pourtant j’adore les vieux films…

Là, nous nous glissons vraiment dans la peau ambiguë du personnage grâce à Rachel Weisz (magistrale dans le rôle !!). Elle y est mystérieuse, clivante, énigmatique et envoûtante à souhait.

Est-elle coupable ou pas ?
J’ai beaucoup apprécié le fait que le réalisateur suivent la plume de l’écrivain et ne tranche pas la question que l’on se pose tout au long de l’histoire.

Très réussi, je vous le recommande vivement !

Pitch (Wikipedia) :

« Au début du xixe siècle, un jeune homme anglais, Philip Ashley, apprend que son cousin quadragénaire, Ambroise Ashley, avec qui il est étroitement lié, vient de se marier au cours d’un voyage en Italie avec une mystérieuse veuve, Rachel. Jaloux, Philip déteste déjà sa nouvelle cousine.

Et vient le jour où Philip reçoit une lettre d’Ambroise lui disant qu’il soupçonne sa femme de l’empoisonner. Peu de temps après Ambroise meurt. Le jeune homme va alors décider de venger coûte que coûte la mort de son cousin.

Philip reçoit chez lui Rachel. Mais elle n’est pas la femme qu’il s’était tant de fois imaginé. Il finit par tomber amoureux d’elle. Il monte des projets avec elle, jusqu’au jour où il sera confronté à la réalité… »

« Un Eté à Patmos » de Marie-Diane Meissirel…

A travers Gaspard, un photographe talentueux débutant, Marie-Diane Meissirel se lance dans l’écriture.
Et dans son regard le sien, forcément…

Un premier roman qui fleure bon la Grèce si chère à son coeur, qui nous propose une étude de personnages des plus intéressantes à travers une série de portraits et en filigrane une réflexion sur la réussite à tout prix, la vie, la quête de soi, le regard que l’on peut porter sur les autres…
Le tout dans une temporalité insulaire, estivale et théâtrale.

On ferme le livre à regret.
Le lecteur aimerait en effet bien connaître le destin de toutes celles et ceux découverts et appréciés au fil des pages…

Belle lecture à tous !

Note de l’éditeur (Fereniki) :

« Gaspard est photographe, débutant. Un galeriste célèbre, séduit par son travail, lui commande un reportage sur Patmos et l’invite dans sa villa. Gaspard va immédiatement tomber sous le charme de cette île lointaine et mystique, mais aussi découvrir qu’elle est le lieu de villégiature d’une certaine élite. Il y multiplie les rencontres avec des personnalités qui le fascinent et lui inspirent une série de portraits. La plus marquante est celle d’Antinéa, une femme ravissante que la vie a malmenée. Aux côtés de Gaspard, elle redécouvre le goût de l’insouciance. Cette métamorphose, dans ce huis clos estival, n’est pas sans provoquer des tensions. »

Autres livres de l’écrivain : « Un héritage grec » et « Huit mois pour te perdre » , que je vous recommande également vivement !

« Aucune pierre ne brise la nuit » de Frédéric Couderc…

Ce livre revient sur les années les plus sombres que l’Argentine ait connue : les vols de bébés des opposants politiques (avant qu’ils ne soient eux-mêmes exécutés pour la plupart) lors de la dictature militaire, c’est-à-dire entre 1976 et 1983, et adoptés par des personnes non scrupuleuses souvent haut placées.
Une scandale d’Etat. Un génocide. Une honte inexcusable pour une partie du pays.

Grâce au travail des Grands-Mères de la place de Mai près de 130 enfants à ce jour ont renoué leurs liens de parenté sur les 500 (estimés) qui ont subi ce sort.

Frédéric Couderc s’est plongé dans ces évènements historiques aussi fascinants qu’écoeurants en écrivant un texte à la quête identitaire et au souffle romanesque intense qui maintiennent le lecteur en haleine.
On s’attache en effet très vite aux personnages dont on veut tout savoir, tout comprendre.

Et je n’en dirai pas plus afin de ne rien dévoiler de ce qui fait le charme certain de ce roman (malgré l’horreur entre les lignes pour celles et ceux qui comme moi s’étaient déjà documentés sur le sujet en amont).

Belle lecture à tous !

« Il est parfois des êtres qui sont poussés l’un vers l’autre.
Ils se reconnaissent d’instinct et rien n’est plus comme avant »

« Incroyable comme les épreuves d’une vie
peuvent changer une personne du tout au tout »

Note de l’éditeur (Héloïse d’Ormesson) :

« Dans un musée du Havre, la rencontre entre Gabriel et Ariane n’aurait pas dû avoir lieu – lui le réfugié argentin, elle la femme de diplomate. Mais devant la mystérieuse toile d’un peintre de Buenos Aires, les fantômes du passé ressurgissent, tout comme les ombres de la passion. À l’heure où les enquêtes sur les trente mille disparus sous la dictature reprennent, chacun s’embarque alors dans une quête où la vérité menace d’être plus dévastatrice encore que le mensonge… »

NDLR. Si l’Argentine vous passionne, vous pouvez également lire le très beau livre « La ligne bleue » de Ingrid Bétancourt.

« Agnès Grey » d’Anne Brontë…

31 juillet : sur le fil du rasoir… (2/2)

Deuxième choix du mois de juillet (qui s’achève ce soir) du Reading Classics Challenge 2018 : Brontë !

J’ai choisi de découvrir Anne que je n’avais, oui j’ose le dire,  jamais lue…
A mes yeux le challenge sert à ça : me faire découvrir des livres que je n’ai jamais ouverts sinon, c’est d’la triche ! :P 

Se plonger dans les soeurs Brontë est toujours un délice pour l’anglo-saxonne de coeur que je suis.

Ce que j’ai aimé en l’espèce, outre l’analyse, la satire sociale de tout une époque ? Le style « journalistique » d’Anne (le roman est écrit à la première personne) que j’ai trouvé vraiment intéressant pour le traitement du sujet : elle a été elle-même gouvernante avant son (trop jeune) décès; elle savait donc exactement  de quoi elle parlait.
Connaître ce détail biographique donne aux lignes une sensibilité et une intensité particulières.

Belle lecture à tous !

A noter la belle traduction de Ch.Romey et A.Rolet revue et préfacée par Isabelle Viéville Degeorges.

Note de l’éditeur (Archipoche) :

« Élevée au sein d’une famille unie mais pauvre – qui n’est pas sans rappeler la fratrie Brontë -, Agnès Grey, 18 ans, fille d’un pasteur d’un village du nord de l’Angleterre, décide de tenter sa chance dans le monde en se faisant gouvernante. Trop discrète et inexpérimentée, elle est vite confrontée à la dure réalité dès son arrivée chez la famille Bloomfield.
Désarmée face à l’indiscipline des enfants gâtés dont elle a la garde, et à l’indifférence cruelle des adultes, elle est renvoyée au bout de quelques mois. Dans l’obligation de subvenir à ses besoins, elle trouve alors un emploi chez les Murray. Les jours passent, avec leur lot de monotonie et de difficultés, jusqu’à l’arrivée du nouveau pasteur, Mr Weston… »