« Becoming » (« Devenir ») de Michelle Obama…

Michelle Obama retrace son parcours de jeune femme, de femme, de mère, d’épouse, de femme de…

Sans jamais tomber dans la facilité, elle partage avec les lecteurs une certaine sorte d’intimité. 

Trois portes d’entrée nous sont proposées pour aborder sa vie : « Devenir moi », « Devenir nous », « Devenir plus ». Au fur et à mesure des pages, nous apprenons des choses plus ou moins éloignées de son image publique sans que cela puisse être taxé de voyeurisme pour autant : elle nous convie en effet avec élégance et tout en pudeur à la découvrir, à la comprendre, à l’accepter telle qu’elle est dans ses choix, ses combats… 

« Becoming » est le portrait passionnant et parfois touchant selon les thèmes abordés d’une femme qui compte et dont nous n’avons pas finit d’entendre parler ! 

©Céline Huet-Amchin

Note de l’éditeur (Fayard) : 

« Dans ses mémoires très attendus, Michelle Obama raconte son parcours exceptionnel, depuis son enfance dans le South Side de Chicago en passant par les années au cours desquelles  elle a dû concilier sa vie d’avocate et de mère de famille, jusqu’aux huit années passées à la Maison-Blanche, où l’ancienne première dame a su imprimer sa marque tout en soutenant son mari alors qu’il dirigeait l’Amérique pendant des moments difficiles. »Il y a encore tant de choses que j’ignore au sujet de l’Amérique, de la vie, et de ce que l’avenir nous réserve. Mais je sais qui je suis. Mon père, Fraser, m’a appris à travailler dur, à rire souvent et à tenir parole. Ma mère, Marian, à penser par moi-même et à faire entendre ma voix. Tous les deux ensemble, dans notre petit appartement du quartier du South Side de Chicago, ils m’ont aidée à saisir ce qui faisait la valeur de notre histoire, de mon histoire, et plus largement de l’histoire de notre pays. Même quand elle est loin d’être belle et parfaite. Même quand la réalité se rappelle à vous plus que vous ne l’auriez souhaité. Votre histoire vous appartient, et elle vous appartiendra toujours. À vous de vous en emparer. »

« Une vie dans les mots » de Paul Auster…

Paul Auster a accordé toute une série d’entretiens à I.B Siegumfeldt. Pour mettre au point certaines choses mais surtout pour parler de son oeuvre…de son vivant !

Du processus de création littéraire aux détails les plus infimes qui permettent aux lecteurs d’appréhender autrement ses écrits Paul Auster se livre comme jamais !

Les chapitres vous permettent de lire ces conversations à votre guise : soit d’un trait, soit en fonction de vos envies en parallèle de vos lectures de l’auteur, avant ou après coup.

Que vous vous soyez déjà plongés dans tous ses romans et essais ou seulement quelques uns, vous apprendrez beaucoup de l’écrivain. Et de l’homme entre les lignes !

©Céline Huet-Amchin

Note de l’éditeur  (Actes Sud) : 

« À travers ces entretiens approfondis qui abordent l’œuvre de Paul Auster sous un angle thématique, le lecteur revisitera l’univers de ses récits autobiographiques comme de ses romans, dont il découvrira des aspects ignorés ou encore insuffisamment mis en lumière, notamment les obsessions qui traversent l’œuvre et l’homme.

L’universitaire danoise Inge Birgitte Siegumfeldt et Paul Auster ont choisi le mode de la conversation pour mieux rester fidèles à l’ADN si spécifique de romans dont chacun constitue un voyage en terres inconnues – pour l’auteur comme pour le lecteur.

Paul Auster s’est très largement investi, durant trois ans, dans ce dialogue intense, pour offrir à tout son lectorat un accès privilégié à une œuvre d’exception.

« Je voulais tout mettre sens dessus dessous. Je suppose que c’est une posture extrêmement ambitieuse : ne pas se satisfaire des conventions, en jouer parfois, puis mettre en évidence les normes traditionnelles et les étirer au-delà de leurs limites. »

« Le gardien des choses perdues » de Ruth Hogan…

Le titre est magnifique et la couverture à tomber.
C’est ce qui a fait que je me le suis offert et grand bien m’en a pris !

Un vieil homme lègue à sa fidèle assistante sa maison et tous les trésors qu’elle contient à savoir des objets perdus dont elle devra retrouver les propriétaires, ce qu’il s’était promis de son vivant. 

Ce livre au doux parfum anglais, littéraire, poétique et théiné a su me séduire et me conquérir dès les premières pages !
Les personnages sont très bien brossés et la construction typiquement anglo-saxonne : deux histoires se côtoient pour se rejoindre au moment propice correspondant au dénouement de l’histoire. 

Premier roman de très belle facture, Ruth Hogan plonge le lecteur dans une atmosphère qui fait du bien, assurément.

Belle lecture à tous ! (avec une excellente tasse d’Earl Grey of course )

©Céline Huet-Amchin

Note de l’éditeur (Babel) : 

« Parce qu’il a égaré le médaillon que sa fiancée adorée, trop tôt disparue, lui avait confié, rompant ainsi la seule promesse qu’elle lui ait jamais demandé de tenir, Anthony Peardew a passé la moitié de sa vie à collecter les objets trouvés au hasard de ses promenades, dans l’espoir de pouvoir un jour les restituer à leurs propriétaires.

Désormais âgé de soixante-dix-neuf ans, le vieil homme décide de léguer sa demeure victorienne et les “trésors” qu’elle recèle à sa fidèle assistante Laura, qu’il pense être la seule à même d’accomplir la mission qu’il s’est donnée. En exprimant ses dernières volontés, il est loin de se douter de leurs répercussions et de l’heureuse suite de rencontres qu’elles vont provoquer…

Histoire d’amour et de rédemption, Le Gardien des choses perdues célèbre la magie des objets, le sens qu’ils donnent à nos vies et les liens inattendus qui nous unissent aux autres. Un premier roman enchanteur, à l’humour et au charme irrésistiblement british. »

« La fabrique des poupées » d’Elizabeth MacNeal…

Voici mon nouveau coup de coeur en tant que tueuse en série de livres infiltrée en librairie !

1850, à Londres. Silas et Iris se croisent lors de l’Exposition universelle au Crystal Palace. Il est taxidermiste, elle est employée dans un magasin de poupées mais rêve de devenir peintre. Entre dans le tableau Louis Frost, jeune artiste préraphaélite. Iris devient son modèle à la condition qu’il lui enseigne son art. Leur relation se construit au fil des pages pour s’épanouir pleinement. Mais dans l’ombre Silas n’a qu’une idée en tête depuis sa rencontre avec Iris : la posséder ! 

L’apprentissage de la liberté, l’épanouissement et la réalisation de soi-même, les désirs contrariés, la solitude, la jalousie, la dépendance aussi… voici tout ce que nous propose Elizabeth MacNeal dans ce premier roman fort réussi ! 

Nous nous attachons dès les premières pages aux personnages principaux et secondaires. Nous sommes happés par l’intrigue qui flirte avec les codes du thriller grâce à Silas, être ambigu et mystérieux. Le lecteur est  immergé dans le Londres victorien où la place de la femme dans l’Art et la condition féminine de l’époque sont très bien décrits. 

Si vous aimez Dickens avec un soupçon de Süskind, l’atmosphère anglaise, artistique et énigmatique, ce livre à la couverture sublime est pour vous ! 

©Céline Huet-Amchin

Note de l’éditeur (Presses de la Cité) : 

« Londres, 1850. L’Exposition universelle va bientôt ouvrir ses portes dans le tout nouveau Crystal Palace, et les badauds se pressent pour venir admirer cette merveille. Parmi eux, Iris, modeste employée dans un magasin de poupées, à la beauté mâtinée de difformité, qui rêve de devenir artiste peintre. Et puis il y a Silas, taxidermiste amateur de macabre et de curiosités, désireux d’y exposer ses créatures. Ces deux-là se croisent, et leurs destins en seront à jamais bouleversés. Iris accepte bientôt de poser pour Louis Frost, un jeune peintre préraphaélite. Avec lui, le champ des possibles s’élargit, et le modèle, avide de liberté, découvre peu à peu l’art et l’amour. Mais c’est compter sans Silas, qui rôde non loin de là, tapi dans l’ombre, et n’a qu’une idée : faire sienne celle qui occupe toutes ses pensées, jusqu’à l’obsession…

Campée dans un Londres à la Dickens, La Fabrique de poupées met en scène la détermination d’une femme à s’affranchir de sa condition. C’est aussi un conte cruel, raffiné et résolument moderne, au suspense maîtrisé, qui explore avec une précision chirurgicale les frontières entre l’amour, le désir et la possession. »

« Les choses humaines » de Karine Tuil…

Voici mon nouveau coup de coeur en tant que tueuse en série de livres infiltrée en librairie !

Jean et Claire Farel sont un couple très en vogue dans les sphères journalistique, politique et littéraire. Ils voient leur monde doré vasciller le jour où leur fils Alexandre va être accusé de viol…

Sur l’autel du pouvoir, des médias, du sexe, de l’argent, de l’ambition, de la perversion, des manipulations, des rapports de force, des arcanes judiciaires, de la condition sociale,etc. le lecteur suit avec une certaine forme d’addiction les personnages formidablement dépeints par Karine Tuil.

Au-delà de la trame romanesque, l’écrivain porte un regard précis, exigeant, sans concession, lucide et intelligent sur notre société et notre temps et continue ainsi de nous proposer une oeuvre contemporaine percutante.

©Céline Huet-Amchin

Note de l’éditeur (Gallimard) : 

« Les Farel forment un couple de pouvoir. Jean est un célèbre journaliste politique français; son épouse Claire est connue pour ses engagements féministes. Ensemble, ils ont un fils, étudiant dans une prestigieuse université américaine. Tout semble leur réussir. Mais une accusation de viol va faire vaciller cette parfaite construction sociale. 

Le sexe et la tentation du saccage, le sexe et son impulsion sauvage sont au cœur de ce roman puissant dans lequel Karine Tuil interroge le monde contemporain, démonte la mécanique impitoyable de la machine judiciaire et nous confronte à nos propres peurs. Car qui est à l’abri de se retrouver un jour pris dans cet engrenage ? »