« L’étrange bibliothèque » d’Haruki Murakami…

Imaginez…
Vous pensez rentrer dans la salle de lecture d’une bibliothèque et finalement vous vous retrouvez dans une prison. Votre seule chance d’en sortir ? Apprendre trois livres par coeur en un mois et réussir l’examen ! 

Rêve, cauchemar ou réalité ? 

Une nouvelle de 73 pages pour les amoureux des livres qui apprécient les métaphores.

Haruki Murakami m’a fait oublier « Kafka sur le rivage » et m’a donné envie de lui laisser une nouvelle nouvelle chance. ;) 
Merci à mon apprentie collègue Camille qui me l’a conseillé. 

Belle lecture à tous !

©Céline Huet-Amchin

Note de l’éditeur (10/18) : 

« Un jeune garçon se rend à la bibliothèque municipale. Jusqu’ici, rien que de très banal, le garçon est scrupuleux, il rend toujours ses livres à l’heure. Cette fois, pourtant, c’est d’abord l’employée qui l’envoie dans une salle qu’il ne connaissait pas. C’est un vieil homme, ensuite, qui le mène par les méandres d’un labyrinthe dans ce qui semble bien être une prison. C’est un homme-mouton qui l’y attend, qui aimerait bien l’aider mais qui redoute le pouvoir du gardien des livres. Enfin, c’est une frêle jeune fille muette qui va l’aider à se libérer de cette bien étrange bibliothèque… »

« L’île des oubliés » de Victoria Hislop…

Si le début avait réussi à me convaincre j’avoue m’être vite ennnuyée même si je suis allée jusqu’au bout de ma lecture.

J’étais emballée par le côté Crète et secrets de famille mais ces derniers ne m’ont pas paru suffisamment originaux pour me tenir en haleine.

A vous de voir ! 

©Céline Huet-Amchin

Note de l’éditeur (Livre de Poche) : 

« L’été s’achève à Plaka, un village sur la côte nord de la Crète. Alexis, une jeune Anglaise diplômée d’archéologie, a choisi de s’y rendre parce que c’est là que sa mère est née et a vécu jusqu’à ses dix-huit ans. Une terrible découverte attend Alexis qui ignore tout de l’histoire de sa famille : de 1903 à 1957, Spinalonga, l’île qui fait face à Plaka et ressemble tant à un animal alangui allongé sur le dos, était une colonie de lépreux… et son arrière-grand-mère y aurait péri. Quels mystères effrayants recèle cette île que surplombent les ruines d’une forteresse vénitienne ? Pourquoi, Sophia, la mère d’Alexis, a-t-elle si violemment rompu avec son passé ? La jeune femme est bien décidée à lever le voile sur la déchirante destinée de ses aïeules et sur leurs sombres secrets… Bouleversant plaidoyer contre l’exclusion, L’Île des oubliés, traduit dans vingt-cinq pays et vendu à plus de deux millions d’exemplaires, a conquis le monde entier. »

« Le souffleur de verre » de Bernard Villiot et Thibault Prugne…

Apprenti chez Pietro Spalato, maître verrier renommé, le jeune Zorzi Ballari nourrit l’espoir de devenir souffleur. Après avoir malencontreusement brisé un pain de verre qui lui écrase le pied, il tente en vain de continuer sa formation. Complètement rejeté et surnommé « Il Ballarino » (« le danseur ») à cause de sa boiterie soutenue par une canne, les mauvaises langues vont bon train puis finissent par s’éteindre. Mais pas la passion de l’ex apprenti ! Personne ne sait alors que dans la nuit insulaire italienne de Murano Zorzi persévère à l’insu de tous pour devenir le plus délicat des tourneurs de canne à vent. Il fait alors la connaissance de Giacomo, un enfant de la rue, à qui il souffle un rêve et qui répand la nouvelle…

En dire plus serait raconter toute cette magnifique histoire, aussi initiatique que poétique. Le texte est merveilleux (d’autant plus lu à voix haute à vos enfants, à vos poilus… ) et les planches d’une grande beauté.

A l’approche de Noël, je ne peux que vous recommander de poser délicatement « Le souffleur de rêves » sous le sapin afin que la magie qui l’enveloppe perdure… 

Belle lecture à tous ! 

©Céline Huet-Amchin

Note de l’éditeur (Gautier Languereau) : 

« Au nord de Venise, sur l’île de Murano, célèbre dans le monde entier pour ses maîtres verriers, un mystérieux souffleur fit une nuit le bonheur d’un enfant en lui offrant un cadeau extraordinaire : une bulle de rêve. Dès lors, tous les enfants de l’île réclamèrent des rêves merveilleux. 

Mais qui était donc ce souffleur magicien ? »

« Éloge voluptueux du chat » de Stéphanie Hochet…

Voici mon second coup de coeur en tant que tueuse en série de livres infiltrée en librairie !

J’aurais dû vous parler de ce livre depuis septembre 2018…
Mieux vaut tard que jamais !

Retrouvons Stéphanie Hochet pour un nouvel Éloge du chat, voluptueux cette fois !

Véritable anthologie des chats dans tous leurs états, que ce soit par le biais de la littérature, de l’histoire, des arts… cet essai propose au lecteur des histoires courtes à entrées multiples.
Vous prendrez plaisir à vous y plonger à votre guise, de manière chronologique ou en l’ouvrant à la lettre alphabétique de votre choix. Et même si vous connaissez déjà pas mal d’anecdotes sur les petits félins, soyez assurés d’en découvrir d’autres. 

À lire comme un chat que vous caressez, en ronronnant de plaisir tout simplement !

Clin d’oeil spécial adressé à l’écrivain :
Stéphanie, il y a un hic si je peux me permettre. Vous parlez en effet du Maine Coon mais pas du Sacré de Birmanie. Imaginez la pagaille à la maison… L’humaine que je suis s’est retrouvée terriblement ennuyée. Coon Nabuchodonosor, que vous avez rencontré à la Librairie Millepages à Vincennes lors d’un évènement en votre honneur, vous chalue tandis que Sacré Jayavarman vous boude quelque peu. Il réclame un addendum en bonne et due forme.

Belle lecture à tous ! 

©Céline Huet-Amchin

Note de l’éditeur  (Philippe Rey) : 

« Animal domestique préféré des Français, compagnon fétiche des écrivains, figure incarnée de l’érotisme, symbole du guerrier libre et courageux, le chat a colonisé notre imaginaire. Indépendant et fier, il est souvent présenté comme ayant la réputation d’avoir domestiqué « ses humains ». De Baudelaire à Picasso, de Churchill à Doris Lessing, de Rossini à Kwon Yoonjoo, en passant par la comédie musicale Cats et les Pussy Riot, Stéphanie Hochet offre une promenade culturelle surprenante et riche à travers la centaine d’entrées que propose cet éloge, retraçant l’histoire des attachements si variés qui unissent les humains aux chats.
Évadé perpétuel, roi fainéant, curieux génie, quelle meilleure forme que celle d’un dictionnaire pour saisir les esquives et malices du chat ? Stéphanie Hochet en témoigne et dresse avec amour (et volupté !) un portrait subtil du petit félin, tissant anecdotes, souvenirs, histoire et réflexions érudites. »

« La panthère des neiges » de Sylvain Tesson…

Voici mon premier coup de coeur en tant que tueuse en série de livres infiltrée en librairie !

Vincent Munier, photographe animalier, propose à Sylvain Tesson de partir avec lui au Tibet. Au programme ? Tenter de suivre à la trace la panthère des neiges…
Ce félin emblématique qui fait actuellement partie des « espèces vulnérables » n’est en effet pas aisé à apercevoir, se mêlant admirablement aux grands espaces qu’il arpente.

L’écrivain voyageur a dû faire preuve d’une patience hors du commun, a vécu une expérience que peu de personnes peuvent connaître dans une vie.
La panthère lui a appris ce qu’était l’immobilité dans des conditions hostiles où l’échec de la rencontre est souvent de mise. Avec elle il a connu la recherche, la traque, l’affût, l’attente, la vision éphémère et une palette d’émotions redécouverte…

Aventure initiatique extraordinaire, ce récit est également un magnifique plaidoyer qui porte non seulement sur la protection animale mais aussi sur la nécessité de faire évoluer les mentalités pour sauver notre planète en danger, défis majeurs de notre temps !

« J’avais appris que la patience était une vertu suprême, la plus élégante et la plus oubliée. Elle aidait à aimer le monde avant de prétendre le transformer. Elle invitait à s’asseoir devant la scène, à jouir du spectacle, fût-il un frémissement de feuille. La patience était la révérence de l’homme à ce qui était donné. (…) Et si rien ne venait, c’était que nous n’avions pas su regarder. » (Sylvain Tesson)

©Céline Huet-Amchin

Note de l’éditeur (Gallimard) : 

«– Tesson ! Je poursuis une bête depuis six ans, dit Munier. Elle se cache sur les plateaux du Tibet. J’y retourne cet hiver, je t’emmène. 
– Qui est-ce ? 
– La panthère des neiges. Une ombre magique! 
– Je pensais qu’elle avait disparu, dis-je. 
– C’est ce qu’elle fait croire.»